Quelques mois après la sortie de “Pressure Thief”, Cake est de retour en France et il fallait se lever tôt, vendredi matin, pour espérer obtenir des invitations au concert privé exclusif organisé par Oüi FM, au Nouveau Casino. Après deux heures de queue sur les Champs Elysées, le rendez-vous est donc pris pour le lundi 14 février, laissant ainsi présager une Saint-Valentin des plus palpitantes.

C’est donc armé de cinq albums que le groupe, emmené par le très charismatique John McCrea, débarque sur scène. Dès les premières notes de Franck Sinatra, le public semble conquis. Une boule à facettes s’illumine. L’ambiance est installée. Cake offre alors un show rondement mené, servant avec un sens de la perfection caractéristique un rock à la fois chic et kitsch flirtant parfois même avec la country.

Aucun album n’est oublié: le concert est un véritable florilège des plus grands succès du groupe : Never There, Love You Madly, Sheeps go to heaven sans oublier bien sûr leur excellent dernier single, Wheels. Les incontournables reprises de Perhaps Perhaps Perhaps et I Will Survive sont également jouées pour le plus grand bonheur de la salle qui, bien que bougeant peu, semble hypnotisée par des musiciens faisant preuve d’un grand professionnalisme.

John McCrea instaure avec le public un lien continu, le fait chanter et joue avec lui, renforçant ainsi un peu plus l’intimité qui régnait déjà depuis le début du concert. Son attitude peut parfois s’avérer arrogante, mais peu importe : ce soir, ce sont eux qui mènent la danse et personne ne s’en plaindra. Les larges épaules du chanteur font cependant de l’ombre aux autres membres qui s’effacent peu à peu derrière lui, sans que cela porte atteinte à leur talent musical. Il s’agit peut-être là du seul reproche que l’on pourrait faire, car un homme seul aura toujours moins de dynamisme que cinq personnes.

Au bout d’une heure et demie, le spectacle s’achève avec Jolene, l’un de leurs plus anciens morceaux. Cake, fidèles à eux-mêmes, ont donc offert ce soir un concert d’une grande classe, élégant et sans fausse note. Merci pour le festin.

Chroniqueur
  • Publication 106 vues14 février 2005
  • Tags
  • Partagez cet article