On a aussi écouté Andrew Sweeny – Free The Prisoners

On peut légitimement considérer Andrew Sweeny comme un disciple de Leonard Cohen. D’abord parce que l’immense artiste canadien lui a loué un appartement à Montréal. Ville dans laquelle il a pu jouer avec, notamment, God Speed You Black Emperor.

Ensuite, parce que les deux hommes partagent une vision identique de la musique et de la littérature. Ce n’est pas un hasard si Andrew Sweeny accompagne la sortie de son nouvel album “Free The Prisoners” d’un recueil de 100 poèmes écrits dans le RER C. Le musicien est diplômé de littérature et enseigne à Paris.

La parenté entre les deux artistes est donc évidente. Mais comme toujours, il convient ďaller au-delà des analogies commodes. “Free The Prisoners” est une collection de chansons qui brillent au plus près de celles d’Idaho, de Song Ohia ou d’American Music Club. Au plus près de cette famille de songwriters plus ou moins maudits, plus ou moins auto-destructeurs, mais qui tous ont en commun l’art de composer des chansons instantanément classiques.

Des chansons qui tombent comme des évidences mélodiques. Et dont la simplicité et le dépouillement apparent abritent une lumière intense. S’il y a bien une raison de croire en l’humanité, c’est bien la découverte d’artistes de la valeur d’Andrew Sweeny, qui dessinent des territoires sensibles, si libérateurs en effet.

Andrew Sweeny – Free The Prisoners / Album et Poésies

Yan
Chroniqueur
Andrew Sweeny - Free The Prisoners