On a aussi écouté Claw Machine Wizard

Il y a longtemps que nous suivons Left Lane Cruiser sur IPR. Second album qui s’inscrit après le départ du batteur Brenn Beck, “Claw Machine Wizard” s’inscrit dans la recherche d’identité de “Dirty Spliff Blues“.

The Point Is Over, notamment, fait preuve de virilité assumée, même si quelques résurgence du son d’antan se rappellent à nous. Mais comme sur Booga Chaka, même si l’on se rapproche des géniaux “All You Can Eat” ou “Junkyard Speed Ball”, la densité n’est que furtive, on se rend compte que l’on perd la puissance et l’efficacité dont la première mouture du duo nous faisait profiter.

En dehors de cela, et c’est déjà beaucoup, on ne peut pas simplement s’arrêter à cette semi-déception de la tournure des choses. De fait, on perd de l’originalité à mesure que le groupe cherche à diversifier son propos, mais un titre comme Lay Down par exemple, demeure une très belle complainte laissant la part belle à la voix Frederick J. Evans IV. Celle-ci fait preuve sur ce titre particulièrement, mais sur l’ensemble de l’opus également, de variations qu’on ne lui connaissait pas.

Globalement plus soul que le stoner “Dirty Spliff Blues”, et plus proche de ce que l’on aimait du groupe, Lately, aurait certainement pu prendre place dans la première discographie du groupe, “Claw Machine Wizard” pêche à notre sens par un manque de consistance. Le groupe semble toujours se chercher sa nouvelle identité sonore, et souffre encore de l’homogénéité du duo original. Il n’en reste pas moins que l’esprit garage blues est encore omniprésent, et qu’il reste difficile de le passer sous silence.

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Claw Machine Wizard