On a aussi écouté Sous Les Brûlures l’Incandescence Intacte

Artiste au parcours singulier et à la volonté punk, Mademoiselle K revient avec un 6ème album, deuxième dans son label Kravache, fondé après une précédente rupture, professionnelle celle là.

Le moins qu’on puisse dire justement de « Sous les brûlures l’incandescence intacte » c’est que cet album est celui de la rupture.
Rupture sentimentale dans laquelle elle a trempé sa plume pour écrire les titres qui le composent, rupture dans l’approche, rupture dans le style mais pas dans le ton.

« Sous les brûlures l’incandescence intacte » est plus qu’un album, c’est un concept en lui-même. 10 titres cathartiques pour se remettre sur pied et avancer malgré la douleur et l’incompréhension de la séparation.
Frondeuse, Katerine l’est toujours bien que les guitares soient bien plus assagies sur cet opus. En effet les claviers ont la part belle désormais dans l’univers de Mademoiselle K, donnant à écouter quelque chose de plus hybride, plus électronique et parfois étonnamment plus organique.
On regrettera assurément les riffs abrupts qu’elle savait balancer, mais heureusement, on lui retrouve ses fulgurances sèches qui parsèment ses paroles, et qui caressent autant qu’un uppercut avec un gant de velours.

Album participatif dans le financement, il l’est aussi dans la réalisation. La 6ème piste de ce 6ème album donne la parole aux auditeurs, qui racontent ce qu’ils font « pour aller mieux« . Délicieusement consolant dans l’écoute, l’universalité des conseils, aussi intimes et abscons soient-ils, agit comme une oasis dans laquelle on irait se réfugier « quand ça va mal« .

Il parait que les histoires d’Amour finissent mal, en général. Pour en sortir à chacun son chemin, Mademoiselle K a choisi le sien, celui de la réalité brute et sans détours « En vérité, nos vérités ont tant de visage, en vérité j’ai l’dos qui tremble de porter toute ma rage« .

« Quand je chérirai la peine, que tu n’saches pas m’dire « je t’aime », ça ne sera pas moi« . Mais cet album, assurément c’est elle. Punk. Et sincère.

 

Chargée de relations extérieures