On a aussi écouté Chicken Diamond – Skeleton Coast

Ici, nous suivons la carrière de Chicken Diamond depuis quelques albums. One Man Band pratiquant un raw blues des plus brûlant, l’homme de l’est (de la France) s’est taillé une belle réputation dans son milieu. En tant que bon puriste, la difficulté réside dans le fait de ne pas rester cantonner dans un spectre trop restreint, et plus la carrière avance plus on se rapproche des limites.

C’est là, que “Skeleton Coast” intervient dans le chemin de l’artiste. Et c’est à ce moment propice qu’il aura choisi d’étayer un peu plus son propos. Attention, on reste bien entendu sur des bases bien éprouvées, rythmes basiques et soutenues, guitare sursaturée et cordes vocales lacérées. Mais il se dégage de se nouvel opus des compositions légèrement plus poussées. L’énergie et l’âme que l’on connaît à l’artiste sont grandement préservées, mais l’instrumentation se veut plus variées (plus d’accords, plus de tentatives rythmiques). La nuance est légère, et quiconque ne connaissant Chicken Diamond, ou peu habitué au style musical aura bien du mal à discerner la nouvelle démarche. Encore une fois, on sent les influences prégnantes de R.L Burnside, Lynyrd Skynyrd ou Bon Scott. D’ailleurs beaucoup de nos lecteurs crieront au scandale sur la reprise virulente de Cracked Actor en hommage à une figure tutélaire de l’indé… Mais dieu sait que c’est toujours un plaisir instantané pour des adeptes tels que nous.

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Chicken Diamond - Skeleton Coast