Catherine Watine se réinvente.

Catherine Watine revient. Et ce n’est pas qu’une simple formule destinée à annoncer la sortie d’un nouvel album. L’artiste nous fait l’immense l’honneur d’écouter, au fur et à mesure de leur composition, ses futures pièces musicales.

Dans ce retour, il est question de la révolution que la sublime chanteuse et compositrice amorce. Son nouveau projet est un abandon. Celui que l’on pouvait pressentir dans son disque « francais“, prend désormais tout son sens. Dans ses nouvelles compositions, Catherine Watine  s’abandonne totalement, corps et âme, a la musique. Il n’est plus question ici de structures ou de formats classiques. La pop et les chansons s’effacent doucement pour laisser toute la place à des sonorités et des mélodies impressionnistes, voire abstraites.

 
Toutes les passions et obsessions de la musicienne semblent ici s’exprimer dans une liberté absolue. Son amour de Fauré et de Satie, son intérêt pour la musique électronique et son goût forcené pour l’expérimentation et les chemins de traverse explosent littéralement dans ces pièces musicales renversantes. Où des notes de piano s’échappent et cheminent dans un univers à la mélancolie bouleversante.

 
Catherine Watine laisse ses sentiments la guider. Et construit, au fil de ce voyage, des morceaux à la beauté douce mais inquiétante aussi. Bruits familiers, captés dans la rue, à son domicile, comme autant de samples à la proximité forcément touchante, qui se confondent et accompagnent des instruments réduits à leur plus simple expression, c’est-à-dire à l’émotion. Évanescents et sériels, comme pour mieux nous emporter dans son monde. Où plutôt dans l’intimité d’une âme qui se dévoile en musique.

Il faut suivre ce projet avec passion et amour. Il s’annonce comme une oeuvre majeure.

Yan
Chroniqueur
Catherine Watine se réinvente.