Introducing


Un album de sorti en chez .

La Belgique a le vent en poupe et pour cause, chaque artiste belge qui nous arrive est à coup sûr un artiste de qualité. Si la mode a été aux groupes wallons (Girls in Hawaii, Sharko, Ghinzu…) les flamands ne sont pas en reste, marchant sur les traces de dEUS ou feu Venus. Arid, Sioen […]

La Belgique a le vent en poupe et pour cause, chaque artiste belge qui nous arrive est à coup sûr un artiste de qualité. Si la mode a été aux groupes wallons (Girls in Hawaii, Sharko, Ghinzu…) les flamands ne sont pas en reste, marchant sur les traces de dEUS ou feu Venus. Arid, Sioen et maintenant Absynthe Minded viennent équilibrer la tendance.
 
Ne vous fiez pas aux apparences, derrière leurs visages aux traits agréables et juvéniles, Absynthe Minded est un groupe qui ne cesse d’évoluer, avec déjà une brillante carrière en Belgique ponctuée par  trois albums. C’est donc avec encore plus de plaisir qu’on les accueille en France avec un album intitulé  »Introducing », regroupant treize titres choisis parmi leurs trois albums studio. Quelle belle manière de faire connaissance avec ce groupe, d’être introduit dans leur univers particulier au travers de treize titres nous laissant apercevoir une partie seulement du potentiel du groupe.

Bert Ostyn, chanteur, guitariste et compositeur, dont la voix convient parfaitement à tous les styles musicaux, porte son groupe et l’emmène loin. On est dans le bain directement avec Acquired Taste (morceau portant le même titre que le premier album d’Absynthe Minded), ça swingue tout en étant largement teinté de rock, on prend goût à ce mélange hétéroclite magnifié par la voix de Bert Ostyn. Suit le pêchu It could be puis le single My heroics, part I récompensé à juste titre à l’équivalent belge des Victoires de la Musique et qui a valu à Tom Barman de dire qu’il s’agissait du  »meilleur morceau jamais écrit par un artiste belge ». Peut on rêver meilleure promotion ? Encore quelques tubes en puissance qui ont eu des vies de singles en Belgique, avant d’attaquer la partie jazz manouche avec Substitute, Pretty Horny Flow et I am a fan, très entrainants et au rendu incroyablement live. C’est donc avec regret que l’on arrive à la fin du disque mais comme pour nous consoler ou nous rassurer, Bert vous chante tout doucement I like you when you’re sad, jolie conclusion à cette introduction.

Bien évidemment on ne saura trop vous recommander d’aller, que dis-je, de courir les voir sur scène, tant leur musique surprenante saisit l’auditeur et garantit un spectacle vraiment mémorable.

Kim
Chroniqueur