A Northern Country


Un album de sorti en chez .

Adrian Crowley est-il quelqu’un de profondément triste ? Il suffit d’un seul titre pour s’en convaincre. Happiness came to door, onzième plage de l’album, pourrait donner des envies de noyade à un poisson clown. Tout au long de ce morceau crève-c?ur, le chant posé d’Adrian vous libère de toute pensée à caractère positive pour le […]

Adrian Crowley est-il quelqu’un de profondément triste ? Il suffit d’un seul titre pour s’en convaincre. Happiness came to door, onzième plage de l’album, pourrait donner des envies de noyade à un poisson clown. Tout au long de ce morceau crève-c?ur, le chant posé d’Adrian vous libère de toute pensée à caractère positive pour le reste de la journée.

« A Nothern Country » n’est pas un album à vocation lacrymale, étrangement. C?est plutôt un album qui vous glace le corps. Ce songwriter irlandais chante avec une résignation si calme et si sincère qu’il vous sera difficile de lui reprocher son abus de mélancolie. On ne peut que compatir à son malheur.

Dès le titre d’ouverture, One hundred words for snow, on abandonne toute résistance. La langueur qui se dégage de la voix de ce prophète est paralysante. Le chant est chaud et les paroles glacées, on est bon pour une hypothermie émotionnelle. Photographing lightning strikes brille par son instrumentation discrète mais variée. Saxophone, harmonica, mélodica et autres sont utilisés avec parcimonie.

Cette complainte de cinquante-quatre minutes risque d’en laisser plus d’un sur le tapis. Mais une fois assumée, la tristesse peut alors se partager avec force et authenticité. Voici l’un des enseignements de « A Northern Country ».

Chroniqueur