Pocket Symphony


Un album de sorti en chez .

Trois ans après le fantastique "Talkie Walkie", Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin, double étendard le plus prestigieux de l’electro-rock française, ont, entre amour, gloire, beauté et sollicitations diverses, trouvé le temps de s’"isoler ensemble", en dépit de la laideur de l’expression, pour tenter de redécoller vers les contrées lunaires ou sidérales qui avaient fait leur succès. Après […]

Trois ans après le fantastique "Talkie Walkie", Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin, double étendard le plus prestigieux de l’electro-rock française, ont, entre amour, gloire, beauté et sollicitations diverses, trouvé le temps de s’"isoler ensemble", en dépit de la laideur de l’expression, pour tenter de redécoller vers les contrées lunaires ou sidérales qui avaient fait leur succès.

Après un album solo du premier, sous le nom de Darkel, en demi-teinte, et l’accompagnement de Charlotte Gainsbourg sur son récent second essai musical au casting rutilant mais dont le résultat laissait à désirer, il était donc grand temps pour le duo versaillais de se recentrer.

Orienté légèrement plus pop, atmosphères stellaires soignées mais nettement moins surprenantes, "Pocket Symphony", derrière ses aspects prétentieux (les deux compères en statues de glace en guise de couverture), ne doit pas être mépris. Sans doute plus accessible, composé de morceaux plus classiquement construits, l’objet a de quoi décevoir les nombreux fans qui s’attendaient à être transportés une nouvelle fois vers des contrées inconnues.

Rien de tout cela : l’embarcation reste dans des sphères et atmosphères déjà visitées. Pourtant, la grande qualité de ces douze morceaux tient en une démonstration sans faille de la capacité des deux musiciens, aidés par quelques glorieuses apparitions rencontrées au gré de leurs expériences désorientées (Jarvis Cocker à l’écriture et au chant de One Hell Of A Party, Nigel Godrich à la production).

Une pop ciselée avec précision, à l’image de ces statuettes de glace qui accueillent donc l’auditeur, dans des environnements vertigineux nous dépassant. Bien sûr, cet apparemment facile passage par une composition classique est désappointant, après une attente interminable. Néanmoins, l’honnêteté nous fera admettre, Mer Du Japon et tous les autres à l’appui, que ce terrain là est lui aussi maîtrisé à la perfection.

Chroniqueur
  • Publication 246 vues22 juin 2007
  • Tags AirVirgin
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Air

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Tracklist

  1. Space Maker
  2. Once Upon a Time
  3. One Hell of a Party
  4. Napalm Love
  5. Mayfair Song
  6. Left Bank
  7. Photograph
  8. Mer du Japon
  9. Lost Message
  10. Somewhere Between Waking and Sleeping
  11. Redhead Girl
  12. Night Sight
  13. The Duelist
  14. Crickets

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