Wild Divine


Un album de sorti en chez .

Originaire de la même ville que Joanna Newson (Nevada City), Alela Diane fait partie de ce que l’on a communément appelé le « psych-folk movement ». Si, sur ses deux précédents albums en solo, elle pouvait, en effet, s’apparenter à ce courant, servie qu’elle est par une voix envoutante et des compositions où affleurait le […]

Originaire de la même ville que Joanna Newson (Nevada City), Alela Diane fait partie de ce que l’on a communément appelé le « psych-folk movement ». Si, sur ses deux précédents albums en solo, elle pouvait, en effet, s’apparenter à ce courant, servie qu’elle est par une voix envoutante et des compositions où affleurait le mystérieux, "Wild Divine" va s’en démarquer ne serait-ce que par le fait que le titre du disque est également le nom de son groupe. 

Priorité est donc donnée à l’effort collectif et virage vers un son plus rugueux est apporté par la production de Scott Litt (Nirvana, REM, The Replacements). Ajoutons un enregistrement dans un cadre atypique pour elle (Venice Beach et son atmosphère branchée/hippie/bohème) et on obtient un travail convivial et presque familial puisque le père et le mari de la chanteuse font partie de "Wild Divine". On ne doit toutefois pas extrapoler en pensant que la vocaliste s’aventure vers des rivages plus charnus. Le son, s’il est plus dense, reste emprunt de délicatesse et si, rugosité il y a, c’est avant tout parce que l’univers vaporeux dans lequel la chanteuse s’inscrivait a laissé place à des climats plus rupestres, voire même des « road songs » (White Horse assez traditionnel et, plus intéressant, un Heartless Highway aux curieuse intonations jazzy). 

Wild Divine va donc osciller sur ce registre allant du refrain country chaloupé comme sur To Begin ou un Of Many Colors d’une trempe presque southern-gothic dont on aurait aimé entendre une interprétation par Johnny Cash.  Ballades folk-rock ne sont pas non plus oubliées (Elijah ; Suzanne), bref ce disque pourrait être un album archétypal que n’aurait pas renié la Linda Rondstadt des débuts tant Alela Diane semble délaisser les inflexions à la Kristin Hersh ou Cat Power. Perdure pourtant cette atmosphère captivante enrichie par ce timbre vocal qui demeure clair et, pourrait-on dire, aérien puisque l’artiste semble se réclamer du divin. 

Où qu’elle trouve inspiration importe peu dans la mesure où son « I’ve never been so young anyway » qu’elle égrène sur Rising Greatness est preuve que, années aidant, l’assurance est de plus en plus de son côté.

Chroniqueur

Tracklist

  1. To Begin
  2. Elijah
  3. Long Way Down
  4. Suzanne
  5. The Wind
  6. Of Many Colors
  7. Desire
  8. Heartless Highway
  9. White Horse
  10. Rising Greatness