Hunter not the Hunted


Un album de sorti en chez .

En réécoutant So This Is Silence, un vieux titre de And Also The Trees datant de 1983, on imagine facilement ce qui a poussé Robert Smith à encourager ce groupe. On y entend des rythmes martiaux, une basse sombre, des guitares torturées et une voix plaintive, autant d’éléments qui rappellent les débuts de Cure. Une […]

En réécoutant So This Is Silence, un vieux titre de And Also The Trees datant de 1983, on imagine facilement ce qui a poussé Robert Smith à encourager ce groupe. On y entend des rythmes martiaux, une basse sombre, des guitares torturées et une voix plaintive, autant d’éléments qui rappellent les débuts de Cure. Une ligne d’écriture propre au post-punk, que le groupe abandonnera en partie par la suite, en adoptant certains éléments du folk anglais, permettant à And Also The Trees de se renouveler jusqu’à aujourd’hui.

Leur nouvel album, « Hunter Not Hunter », est sobre, expressif. On y entend des fantômes du folk anglais, de Davy Graham à Richard Thompson, ainsi que des réminiscences de Scott Walker. Après avoir écouter les cinquante et une minutes de ce disque, on se dit que l’on tient là, l’une des plus belles musiques à écouter le soir, de préférence quand la nuit est tombée, et que tout le monde dort.

Le disque s’ouvre sur l’immense Only. On y entend des entrelacements entre guitare acoustique et guitare électrique claires, évoquant presque les longues mélopées d’une mandoline. La voix de Simon Huw Jones est superbe, le timbre est grave, lyrique, un brin désabusé mais toujours classe. Sur The Woman On The Estuary, l’arpège est en accord mineur, et on se laisse doucement envahir par des sentiments de mélancolie et de plénitude.

Le 18 Avril, And Also The Trees donnait un concert à Paris, au Divan Du Monde, il y a fort à parier que le public a dû sentir son âme se retourner, surtout si le groupe a joué l’immense Angel, Devil, Man And Beast, un titre qu’il faut écouter, encore et encore …

Chroniqueur