Animal-Collective-Centipede-Hz

Centipede Hz


Un album de sorti en chez .

7

Les disques d’Animal Collective nous accompagnent depuis déjà douze ans, et malgré des hauts et des bas, ce groupe s’est malgré tout imposé comme l’un des dignes représentants de la néo-pop-psychédélique des années 2000. Leur présence en tête d’affiche de l’édition 2012 de l’onéreux festival Pitchfork ne fait que renforcer le côté générationnel et quelque […]

Les disques d’Animal Collective nous accompagnent depuis déjà douze ans, et malgré des hauts et des bas, ce groupe s’est malgré tout imposé comme l’un des dignes représentants de la néo-pop-psychédélique des années 2000. Leur présence en tête d’affiche de l’édition 2012 de l’onéreux festival Pitchfork ne fait que renforcer le côté générationnel et quelque peu hipster du collectif, mais la sortie d’un nouvel album « Centipede Hz » et le retour de Josh Dibb alias Deakin ont renforcé notre curiosité, et une écoute attentive sur cette nouvelle livraison était de rigueur.

Première impression plutôt bonne avec l’inaugural Moonjock qui rappelle immédiatement les grands moments de « Feels » ou encore de  « Strawberry Jam ». On y retrouve là ces tonalités de voix héritées des Beach Boys, mais avec quelques choses de plus cintrées, tant le groupe joue des montagnes russes avec les tessitures de Panda Bear et d’Avey Tare. Les arrangements sont une fois de plus surchargés en effets psychédéliques et donnent parfois l’impression d’avoir été drogué au MDMA. Belle ouverture, qui continue sur les titres suivants, même si on sent une baisse de rythme au milieu du disque. Une petite déception et un léger sentiment de déjà entendu s’installe progressivement.

C’est peut être la première fois qu’on a l’impression qu’Animal Collective se répète, et même si ce n’est pas trop grave, cela surprend de la part d’un groupe qui a toujours su donner l’impression d’avancer, que ce soit pour le meilleur ou le pire. Mais après ce passage à vide au milieu du disque, Animal Collective nous sert quatre derniers titres assez solides et plutôt longs à l’écoute.

Il y a sur la fin de « Centipede Hz » une recherche sonore assez pousée qui se mérite un peu et donne envie d’y revenir plusieurs fois. On en attendait pas moins d’un groupe qui donne parfois l’impression de mixer Kate Bush avec les Beach Boys et Peter Gabriel dans une jolie foire électronique …

Chroniqueur

Tracklist

  1. Moonjock
  2. Today's Supernatural
  3. Rosie Oh
  4. Applesauce
  5. Wide Eyed
  6. Father Time
  7. New Town Burnout
  8. Monkey Riches
  9. Mercury Man
  10. Pulleys
  11. Amanita