Dark and bright


Un album de sorti en chez .

Suite à leur premier album, les parisiens d’Antrabata se sont vus classer dans la catégorie trip-hop. Bien sur, le terme n’a rien de péjoratif et n’est pas inapproprié, si on tient  compte du fait que le groupe distille une musique tout en downtempo, mélodique, et que viennent souvent se greffer dessus des rythmiques métronomiques.  Pourtant, […]

Suite à leur premier album, les parisiens d’Antrabata se sont vus classer dans la catégorie trip-hop. Bien sur, le terme n’a rien de péjoratif et n’est pas inapproprié, si on tient  compte du fait que le groupe distille une musique tout en downtempo, mélodique, et que viennent souvent se greffer dessus des rythmiques métronomiques.

 Pourtant, s’il permet de cerner la musique d’Antrabata, on pas envie plus que ça d’en user, histoire de ne pas enfermer trop vite le trio dans un créneau trop étroit. Car, sur ce second album, dès Echoes, des éléments bien affirmés se mettent en place : une voix, celle de Femke Lavrijssen, bien en avant, claire, pure sans en rajouter, et qui nous parvient directe et franche. Ensuite, derrière, ce sont avant tout les notes de flûte traversière qui retiennent notre attention, et qui, si elles contrastent avec la rythmique, apportent avant tout un supplément d’onirisme, de suavité organique qui nous place sur un terrain pas franchement inconnu mais néanmoins singulier, pas complètement soul, pas complètement psyché, ni dépressif ni insouciant. Impression notamment ressentie sur Chameleon of today ou Copy and paste. C’est dans ces moments-là qu’Antrabata convainc pleinement, plus que sur des titres soignés mais un peu trop sages comme Dark and bright.

Sur la seconde partie du disque, le groupe distille quelques instrumentaux, notamment Onde day after, qui n’est pas sans rappeler les débuts d’Air. Mais à vrai dire, la voix de Femke nous manque un peu, et le superbe Knowing a smile ne fait que confirmer que c’est lorsque les arrangements viennent se lover autour d’elle qu’Antrabata est le plus attachant. Et qu’on a envie de les suivre.

Rédacteur en chef

La disco de Antrabata