Archive - Noise

Noise


Un album de sorti en chez .

Commençons par une mauvaise nouvelle : pour la première fois depuis les débuts du groupe, avec le magnifique et très trip-hop “Londinium”, en 1996, Archive enchaîne deux albums de suite (voir trois, si l’on compte comme un album à part entière la Bande Originale du mauvais film “Michel Vaillant”) sans se renouveler dans son son […]

Commençons par une mauvaise nouvelle : pour la première fois depuis les débuts du groupe, avec le magnifique et très trip-hop “Londinium”, en 1996, Archive enchaîne deux albums de suite (voir trois, si l’on compte comme un album à part entière la Bande Originale du mauvais film “Michel Vaillant”) sans se renouveler dans son son et ses compositions. On est quelque peu déçu de constater que depuis “You All Look The Same To Me”, qui reste sans aucun doute le meilleur opus du trio, rien n’a changé. Ou presque…

“Noise”, c’est la même chose… mais en beaucoup moins bien. Tout le monde se souvient de l’envoûtant “Again” et de ses 16 minutes de rock psyché qui ouvraient en beauté “You All Look The Same To Me”. Et bien ici, les morceaux s’étendent, toujours plus longs (plus de 9 minutes pour “Waste”), mais jamais la magie ne refait surface. Bien sûr, tout n’est pas à jeter, loin de là. “Fuck You”, très rock’n’roll, est un excellent choix de single, de même que “Sleep”, et ce malgré la voix de Craig Walker qui a tendance à flancher (une seconde prise eut été préférable).

Mais on ne retrouve pas là le chef d’oeuvre tant promis par le groupe lors de l’enregistrement, en partie effectué à Paris d’ailleurs. Certains titres comme “Pulse” ou “Me And You” n’ont pas grand chose à faire ici, alors qu’ils auraient ravis les fans en tant que faces B. “Me And You”, par exemple, n’a pas de mélodie, pas de son particulier, chose rare chez Archive. Il s’agit d’une chanson banale. Quant à “Here” et “Wrong”, il ne s’agit que d’interludes de quelques secondes sans intérêt.

On reste un peu sur notre faim, la déception est bien là, même si certains moments de bravoure (signalons tout de même “Get Out” et son côté rock’n’roll seventies à la Graham Coxon, ainsi que “Love Song”, romantique à souhait pour ce qui est des deux premières minutes) nous font un peu mieux passer la pilule.

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