Where all begins…


Un album de sorti en chez .

Ca commence mal. Même très mal. Dès les premières notes, on sent bien que les moyens pour mettre à jour cette demo n?étaient pas vraiment là. Ou alors, et c?est ce que l?on préfère se dire, le son se veut volontairement crade, à l?image de ce que peuvent faire les Libertines. Mais commencer cette chronique […]

Ca commence mal. Même très mal. Dès les premières notes, on sent bien que les moyens pour mettre à jour cette demo n?étaient pas vraiment là. Ou alors, et c?est ce que l?on préfère se dire, le son se veut volontairement crade, à l?image de ce que peuvent faire les Libertines.

Mais commencer cette chronique par une critique négative n?est finalement pas ce que mérite vraiment « Where All Begins? ». Alors finissons en, si vous le voulez bien, avec les mauvaises nouvelles : le chant est assez mal assuré, et le groupe a du mal à digérer ses influences revendiquées (Oasis, Supergrass?). Mais les frères Gallagher n?en faisaient-ils pas de même avec leurs aînés les Beatles ? Bien sûr que oui. Et personne n?est venu s?en plaindre.

Pour le reste, rien à redire. Les morceaux sont magnifiques et n?ont absolument rien à envier aux grands classiques de la brit pop (comprenez : à fredonner sous la douche). Les grands hymnes (Embrace Street) laissent la place aux ballades (Hold On), et vice versa. Le disque tient la route et, à défaut de se faire vraiment surprendre par une grande claque dans la gueule, on reste éveillé grâce à des caresses.

Finalement, on ne peut pas reprocher grand chose à Astings. Le boulot est admirablement fait, le disque est livré, et il n?y a pas tromperie sur la marchandise. Reste à savoir ce que nous réserveront les compos en français. Un avenir plus Noir Désir que Coldplay ?

Chroniqueur

La disco de Astings