Avenue A - Never The Less

Never The Less


Un album de sorti en chez .

L’avenir semblait très prometteur pour les deux DJs anglais Mark Pember et Jason O’Brian, membres du groupe Ceasefire, signé en 1995 sur Wall Of Sound, un des plus prestigieux labels de musiques électroniques. Mais après le split plus que difficile de Ceasefire, ils décident d’abandonner la techno et le big beat pour s’orienter vers une […]

L’avenir semblait très prometteur pour les deux DJs anglais Mark Pember et Jason O’Brian, membres du groupe Ceasefire, signé en 1995 sur Wall Of Sound, un des plus prestigieux labels de musiques électroniques. Mais après le split plus que difficile de Ceasefire, ils décident d’abandonner la techno et le big beat pour s’orienter vers une musique plus organique faite à base de “vrais” instruments.
Après une longue gestation de deux ou trois ans sort enfin “Never The Less”, premier album d’Avenue A. A l’écoute de ce magnifique opus, on ne peut que féliciter ces deux DJs pour leur choix plus que judicieux. Les barrières musicales imposées par un genre trop restrictif sont oubliées, nos deux anglais ont décidé de produire un melting-pot regroupant toutes les musiques qu’ils ont toujours écoutées, à savoir le jazz, la soul, le blues, le son garage des sixties, le rock des seventies, la pop, l’électro et le trip-hop.
Ils se sont ainsi donné toutes les libertés pour accoucher de ce LP, en commençant par s’entourer d’un groupe à géométrie variable selon les titres. On croise pêle-mêle Gordon Mills à la batterie, Mat Webb Jenkins à la guitare, au piano ainsi qu’aux bons vieux orgues Hammond et Rhodes, Nick Conner et Kingston Toby à la trompette. Le choix des trois chanteurs s’avère lui aussi plus que judicieux. On retrouve ainsi l’étonnant Kurt Wagner (Lambchop) sur “Give Off” superbe titre soul. Les deux autres chanteuses ne sont pas en restes. Imogen Andrews magnifie le trip-hop classieux de “Pick Up the Pieces” ou “Love Is Above” (le morceau caché) et donne une toute nouvelle dimension à “Lady Sings The Blues”, le classique de Billie Holiday. Quant aux trois titres chantées par Holly Golightly, ils devraient satisfaire les amateurs de Boss Hog, tant sa voix est proche de celle de Cristina Martinez. Enfin, je m’en voudrais d’oublier les cinq titres instrumentaux, tous très réussis. On pense à la période trip-hop de Morcheeba sur “End Of You”, on est envoûtée par les percussions de “Clap Your Hands”, on danse sur le son garage de “Swing It Back” et sa trompette jazzy… En résumé, on se régale tout au long de l’album. Vivement les concerts !!! Mais il semble qu’il faille attendre la sortie du deuxième album pour voir Avenue A en live.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Pick up the Pieces
  2. End of You - Instrumental
  3. Run Cold
  4. Up off the Floor
  5. Give Off
  6. Nothing You Can Say
  7. Swing It Back
  8. Deliverance
  9. Make Your Peace
  10. Clap Your Hands
  11. Lady Sings the Blues
  12. Outro

La disco de Avenue A