Late (avec H. Weixelbaum sous le nom de Duo 505)


Un album de sorti en chez .

Duo 505 est né en 2001 de la rencontre scénique de deux musiciens viennois, Bernhard Fleischmann et Herbert Weixelbaum. Cette collaboration, qui n’avait initialement aucune vocation à durer, a finalement été poursuivie. Elle accouche aujourd’hui d’un premier album salvateur, ravivant l’intérêt porté à son hôte, le label Morr Music. Cette maison berlinoise, fondée en 1999, […]

Duo 505 est né en 2001 de la rencontre scénique de deux musiciens viennois, Bernhard Fleischmann et Herbert Weixelbaum. Cette collaboration, qui n’avait initialement aucune vocation à durer, a finalement été poursuivie. Elle accouche aujourd’hui d’un premier album salvateur, ravivant l’intérêt porté à son hôte, le label Morr Music.

Cette maison berlinoise, fondée en 1999, s’est orientée vers un univers minimaliste et douillet, de nature à réconcilier les amateurs d’electro cérébrale et les experts ès pop mélancolique. Reconnaissons toutefois que le succès des quelques figures de proue du label (Lali Puna, Ms John Soda, Isan) n’a pas toujours suffi à masquer la (trop) grande homogénéité de son catalogue. En l’espèce, Duo 505 a le mérite de contribuer à régénérer le son propre à Morr Music.

s’appuyant sur une palette de sonorités élargie, nos deux autrichiens érigent une electronica riche et inventive, qui marrie sans complexe éléments organiques traités au laptop et textures électroniques soignées à la mélodie. « Late » nous entraîne dans un espace onirique et ludique, au décor enfantin et au langage espiègle. Les synthés vintage s’associent aux vibraphones, les feedback flirtent avec les bleeps. Et c?est quand tous ces galopins se mettent à danser ensemble qu’ils s’amusent le plus (Tsip Tsap, Lsdj08, Wenig). d’un enthousiasme communicatif, ils nous convient alors à rejoindre la ronde et l’on se surprend à jouer avec eux.

Sans doute plus aventureux que celui de ses petits camarades de label, le pétillant cocktail servi par Duo 505 se révèle donc rafraîchissant. Seul hic, après seulement 7 morceaux, l’auditeur reste légèrement sur sa soif !

Chroniqueur