-11034m


Un album de sorti en chez .

Malgré un nom renvoyant aux profondeurs humides, Bathyscaphe joue un post-rock plutôt sec. Les morceaux décollent dans la stratosphère ou s’enfoncent dans les abysses, suivant qu’on a l’humeur maritime ou aérienne. C’est surtout une musique riche en idées. Un piano trafiqué et une basse saturée entremêlent leurs fréquences de manière sournoise (home sleep diagnostic). Comme […]

Malgré un nom renvoyant aux profondeurs humides, Bathyscaphe joue un post-rock plutôt sec. Les morceaux décollent dans la stratosphère ou s’enfoncent dans les abysses, suivant qu’on a l’humeur maritime ou aérienne. C’est surtout une musique riche en idées. Un piano trafiqué et une basse saturée entremêlent leurs fréquences de manière sournoise (home sleep diagnostic). Comme tout bon groupe d’aujourd’hui, Bathyscaphe sait aussi utiliser samples et bruitages pour ternir l’ambiance et la rendre encore plus glaciale (shutter release, kilauea). Ce sont enfin des guitares qui semblent venir de la banquise avec leurs doses de tension froide et de delay givré sur 150 bpm (labyrinthe).

Tout ceci est ambitieux, avec une mention spéciale pour -11034m, épopée quasi psychédélique animée des grattes souffrant apparemment du mal de mer. Ce qui est frappant c’est l’homogénéité de l’univers musical du groupe. Cet album ressemble à la bande originale d’un film narrant les aventures d’un poisson-chat sous acide qui aurait appris à voler au-dessus de la Mère de Baffin. L’auditeur est tantôt sous pression ou à l’air libre, mais jamais oublié. Bathyscaphe a fait un album vraiment prenant avec des mélodies et des ambiances qui restent gravées en mémoire. Rien que pour ça, on leur dit merci.

Chroniqueur

La disco de Bathyscaphe