Go away white


Un album de sorti en chez .

Le nombre de reformations à la gloire des décennies passées ne se compte plus, et Bauhaus, chef de file du style batcave du début des années 80, était venu grossir le lot une première fois en 1998, puis en 2005. Mais alors que l’exercice consiste avant tout à partir en tournée et à surfer sur […]

Le nombre de reformations à la gloire des décennies passées ne se compte plus, et Bauhaus, chef de file du style batcave du début des années 80, était venu grossir le lot une première fois en 1998, puis en 2005. Mais alors que l’exercice consiste avant tout à partir en tournée et à surfer sur les brisées d’une réputation passée en récoltant quelques dollars au passage, Bauhaus brouille un peu les cartes. 25 ans après leur dernier album, "Go away white" signe leur retour sur disque, mais sera ponctué par la séparation définitive du groupe, qui ne remontera pas sur scène… 

Tout ça fait donc pas mal de raisons pour entrer dans ce disque avec quelques interrogations en tête. Sur Too much 21st century, on a le sentiment que Bauhaus manque singulièrement de puissance et on craint l’album d’un groupe fatigué qui n’a pas pris conscience du temps qui passe. Mais cette impression va très vite être infirmée par Adrenalin avec sa ligne de basse implacable, la guitare affolée de Daniel Ash et le chant de Pete Murphy, qui rugit comme aux plus beaux jours, résolument rock et tendu, porteur de l’identité du groupe sans recherche de singerie de leurs meilleurs morceaux. Même constat sur Endless summer of the damned où le groupe semble prendre un vrai plaisir. Sur Saved, Bauhaus renoue avec la veine de ses balades gothiques et laisse toute latitude à son leader de faire étalage de ses qualités vocales intactes. Là, on se dit que les vieux fans vont adorer et que les néophytes trouveront une raison d’aller jeter une oreille quelques années en arrière. 

Et c’est bien là l’intérêt majeur de "Go away white".Sans véritablement démériter, hormis peut-être sur Undone, poussif et passéiste avec son synthé qui fait un peu mal aux oreilles, Bauhaus enchaîne des morceaux un peu monotones qui ne retiennent que peu l’attention. "Go away white" est donc une manière de rappeler que tout a une fin, mais qu’on ne doit pas jeter ce groupe aux oubliettes. Libre à chacun de décider s’il fallait en passer par un album de plus pour le dire ou pas.

Rédacteur en chef
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Too Much 21st Century
  2. Adrenalin
  3. Undone
  4. International Bullet Proof Talent
  5. Endless Summer Of The Damned
  6. Saved
  7. Mirror Remains
  8. Black Stone Heart
  9. The Dog's A Vapour
  10. Zikir