The Flying Club Cup


Un album de sorti en chez .

7

Après avoir réussi l’année dernière une entrée en matière plus que remarquée, Beirut revient déjà avec le successeur de « Gulag Orkestar ». En parcourant la pochette, on constate que Zach Condon aime la France, qui le lui rend bien (l’engouement marqué de la Blogothèque n’est d’ailleurs certainement pas étranger à la belle popularité dont jouit Beirut) […]

Après avoir réussi l’année dernière une entrée en matière plus que remarquée, Beirut revient déjà avec le successeur de « Gulag Orkestar ». En parcourant la pochette, on constate que Zach Condon aime la France, qui le lui rend bien (l’engouement marqué de la Blogothèque n’est d’ailleurs certainement pas étranger à la belle popularité dont jouit Beirut) : on parle de La Banlieue, on prend Un Dernier Verre (Pour La Route), avant de se rendre à Nantes ou à Cherbourg… A l’oreille, on est en terrain familier, on retrouve à l’identique tous les éléments du style de Beirut. Zach Condon n’a pas infléchi sa ligne de conduite, fût-ce d’un picomètre. Si jeune et déjà cacochyme ?

S’il n’a pas, bien sûr, la fraîcheur de « Gulag Orkestar », où l’effet de surprise jouait à plein, « The Flying Club Cup » est un album globalement plus maîtrisé, plus court, plus compact. Mélodiquement, Condon évolue encore à un niveau proche du stratosphérique, il semble même avoir progressé, évitant quelques indulgences qu’on avait pu déceler au cours de son premier opus. Sur des refrains beaux à pleurer (A Sunday Smile, The Penalty), son trémolo de crooner paradoxal va toujours droit au coeur et se marie idéalement aux instrumentations toujours volontairement excentriques et éloignées des canons de la pop indépendante…

Alors on est heureux, bien sûr, comblé par cet alchimie d’euphorie et de mélancolie qui transcende définitivement la grisaille ambiante. Mais pour paraphraser la devise d’un célèbre super-héros, un grand talent appelle de grandes responsabilités. La talent de Condon est énorme, il est éclatant, d’une évidence et d’une limpidité absolues. C’est ce qui explique que ce « Flying Club Cup », timide et assez peu ambitieux malgré son excellence, ne parvienne pas tout à fait à nous combler. On espère donc que l’homme de Beirut aura par la suite quelques propositions musicales à ajouter à son univers déglingué. Le jeune prodige semble avec ce second album avant tout profiter de son joli succès pour battre le fer tant qu’il est chaud ; on ne saurait l’en blâmer puisque cela lui permet de nous offrir un disque superbe. Mais soyons clairs, le coup de la photocopieuse supporte assez mal la répétition…

Chroniqueur
  • Publication 553 vues8 décembre 2007
  • Tags BeirutBaDaBing
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Tracklist

  1. A Call to Arms
  2. Nantes
  3. A Sunday Smile
  4. Guyamas Sonora
  5. La Banlieue
  6. Cliquot
  7. The Penalty
  8. Forks and Knives (La Fête)
  9. In the Mausoleum
  10. Un Dernier Verre (Pour La Route)
  11. Cherbourg
  12. St. Apollonia
  13. The Flying Club Cup

La disco de Beirut