Medúlla


Un album de sorti en chez .

Jamais on aura vu autant vu Björk dans la presse pour la sortie de l?un de ses albums et paradoxalement sans aucun doute pour celui le moins accessible de l?ensemble de sa discographie. Elle qui revendique haut et fort de faire une musique pour le plus grand nombre, ce « Medúlla » a de quoi surprendre, voire […]

Jamais on aura vu autant vu Björk dans la presse pour la sortie de l?un de ses albums et paradoxalement sans aucun doute pour celui le moins accessible de l?ensemble de sa discographie. Elle qui revendique haut et fort de faire une musique pour le plus grand nombre, ce « Medúlla » a de quoi surprendre, voire de déconcerter, même le fan le plus convaincu.

En effet, l?islandaise réalise là un album quasiment uniquement composé à partir de voix, à l?exception de deux-trois programmations des indispensables grillons électroniques de Matmos et du fidèle Mark Bell. Tout alors est possible, de la simple comptine nordique acapella (Show Me Forgiveness) aux étranges rencontres entre les envolées classiques de l?Islandic Choir, retravailler en nappe de claviers, les beats vocaux à consonance hip-hopesque de Rahzel des Roots (Where Is The Line) ou les extravagances buccales de Dakaka et Shlomo.

On peut noter quelques featurings inhabituels comme celui d?un Mike Patton échapper de son Fantômas ou la présence prestigieuse de Robert Wyatt, dont le timbre nous rappelle qu?il est l?une des influences principales de notre My Jazzy Child national. Autant de timbres, de sonorités et de maîtrises qui donnent à Björk une large palette qui lui permet de réaliser un album varié et pourtant homogène.

On pense parfois à ses albums des débuts que ce soit sur le groovy Who is it ou l?isobelien Oceania, on se laisse complètement pénétrer par l?énergie du très réussit Triumph Of A Heart mais c?est sans doute sur les trois chansons en islandais que l?on retrouve l?intimité d?un « Vespertine ». Tout s?y passe alors en douceur et l?on s?aventure à la recherche de racines profondes (Öll Birtan) en compagnie de voix féminines, hypnotiques et primitives (Inuits ?).

Avec « Medúlla », Björk poursuit son introspection musicale et poursuit sa mutation, peut-être un peu déroutant à la première écoute, mais d?une richesse incroyable et finalement beau, tout simplement.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Pleasure Is All Mine
  2. Show Me Forgiveness
  3. Where Is The Line
  4. Vokuro
  5. Oll Birtan
  6. Who Is It (Carry My Joy On The Left, Carry My Pain On The Right)
  7. Submarine
  8. Desired Constellation
  9. Oceania
  10. Sonnets/Unrealities XI
  11. Ancestors
  12. Mouths Cradle
  13. Midvikudags
  14. Triumph of a Heart

La disco de Björk

Vulnicura7
70%

Vulnicura

70%

Utopia

Biophilia
0%
Volta
0%

Volta

Drawing Restraint 9
0%
Medúlla
0%

Medúlla

Vespertine
0%
Selmasongs
0%
Homogenic
0%
Post
0%

Post

Debut
0%

Debut