A Weekend in the City


Un album de sorti en chez .

Une écoute rapide du second album de Bloc Party, "A Weekend in the City", nous donne immédiatement l’impression que le groupe a décidé de ne pas complètement rééditer la recette de "Silent Alarm". Certes, le disque contient un ensemble de salves d’une redoutable efficacité, mais quelques changements dans le son semblent indiquer que le groupe recherche de […]

Une écoute rapide du second album de Bloc Party, "A Weekend in the City", nous donne immédiatement l’impression que le groupe a décidé de ne pas complètement rééditer la recette de "Silent Alarm". Certes, le disque contient un ensemble de salves d’une redoutable efficacité, mais quelques changements dans le son semblent indiquer que le groupe recherche de nouvelles orientations dans ses compositions.
 
L’album s’ouvre calmement sur Song for Clay (Disappear Here), en référence au premier roman de Bret Easton Ellis – "Moins Que Zéro" – avant de basculer, avec une immense intensité, vers les rythmes d’une puissance folle auxquels le groupe nous avait habitué : riffs de guitare stridents, batterie marquée d’une impressionnante précision, et la voix magnifiquement aigue de Kere Okereke émergeant au milieu de ce chaos. Les compositions sont devenues plus amples et les arrangements complexes sont désormais enrichis de samples, comme en témoignent les superbes Waiting For The 7.18 ou encore The Prayer, qui débutent sur une tonalité quasiment électro. Enfin on tombera sur les rotules à l’écoute de la démonstration de force qu’est Uniform, véritable morceau de bravoure d’une tension quasi palpable.
 
Mais malgré l’ultra-efficace Hunting for Witches, autant taillé pour les salles de concerts que pour les dance-floors, Bloc Party choisi de calmer un peu le jeu pour laisser la place à des constructions plus modernes que l’étiquette post-punk affichée jusqu’alors comme référence. Une progression qui se veut moins démonstrative afin de véhiculer des climats beaucoup plus sombres. Ambiances qui s’accordent particulièrement avec les textes de Kere Okereke, oscillant entre des tensions et névroses post-11 septembre et l’intimité du chanteur. Mais malgré cette mise à nu courageuse, certains morceaux peinent parfois à décoller, comme On ou Sunday. Heureusement les mélodies efficaces de I Still Remember et le final emphatique de SRXT viennent rattraper ses légères baisses de forme.

Bloc Party semble parti pour suivre les traces d’un certain quintette d’Oxford, qui, il y a plus de dix ans, arrivait au même point avec un deuxième album efficace, mature, et prompt à conquérir la planète. Si le parallèle avec Radiohead se confirme, on attend la suite avec impatience.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Song for Clay (Disappear Here)
  2. Hunting for Witches
  3. Waiting for the 7.18
  4. The Prayer
  5. Uniform
  6. On
  7. Where Is Home?
  8. Kreuzberg
  9. I Still Remember
  10. Flux
  11. Sunday
  12. SRXT
  13. Selfish Son

La disco de Bloc Party