And then she smiled…


Un album de sorti en chez .

« And then she smiled… » : on ne peut pas avoir titre plus trompeur car la musique de Blue Sky Frequency n’incite pas vraiment à la joie et l’allégresse. C’est plutôt une invitation au rêve et à l’évasion que nous propose ce duo américain, invitation qu’il ne serait pas sage de refuser tant ce voyage mental […]

« And then she smiled… » : on ne peut pas avoir titre plus trompeur car la musique de Blue Sky Frequency n’incite pas vraiment à la joie et l’allégresse. C’est plutôt une invitation au rêve et à l’évasion que nous propose ce duo américain, invitation qu’il ne serait pas sage de refuser tant ce voyage mental est délicieux. En sept titres et un peu plus de 35 minutes, Blue Sky Frequency nous propose une musique vaporeuse et onirique jamais ennuyeuse.
Le périple sonore débute avec « Dream Potion #1 », à mi-chemin entre indie-rock et post-rock. Tout ici n’est que délicatesse : le chant masculin est éthéré, parfois chuchoté, la batterie est caressé et les guitares sont terriblement planantes. Il est même difficile de trouver les mots pour traduire les émotions ressenties à l’écoute de cet incroyable morceau, et ce n’est pas exagérer de l’écrire. Alors que l’on est encore sous le charme de ce premier titre, le duo se laisse aller à des penchants un poil plus bruitistes sur « Stars Fall », à travers des guitares parfois saturées. Cependant, même s’il s’agit sans conteste du morceau le plus rock de « And then she smiled… », il ne brise absolument pas l’homogénéité de cet album. « Win your love » reprend, avec le même brio, les choses là où « Dream Potion #1 » les avait laissées ; les ingrédients sont les mêmes si ce n’est la batterie qui se montre plus présente et un orgue discret qui fait son apparition. « Until The End », qui évolue dans un slow-core proche de Low, apporte encore davantage de délicatesse avec le chant principalement assurée par une femme, l’inconnue Heather Shira. A l’aide de trouvailles sonores que ne renierait pas Sigur Ros, Blue Sky Frequency impose alors des ambiances encore plus brumeuses avec les deux titres suivants. « Everything », avec ses effets sur le chant et sa superbe guitare acoustique, est le titre le plus calme et peut-être le plus beau de cet album tandis que « Blue Sky High » s’aventure dans des contrées expérimentales aux colorations légèrement orientales et aquatiques. « And then she smiled… » s’achève dans un climat apaisé, sans batterie, avec les huit minutes de l’évocateur « Beautiful », qui rappelle, par sa guitare légèrement abrasive, les moment les plus calmes de Yo La Tengo.
Sept titres, et autant de morceaux réussis, composent cet excellent album qui révèle progressivement sa richesse au fil des écoutes successives. De plus, il ne coûte que 5 $. Avouez qu’il serait dommage de se priver d’une si belle découverte pour un prix aussi modique.

Chroniqueur

La disco de Blue Sky Frequency