Black coats & bandages


Un album de sorti en chez .

L?année passée, les australo-irlandais de Clann Zú, rééditaient sur le label canadien G7 Welcoming Committee, « Rúa », sans aucun doute l?un des meilleurs albums de l?année. Les voilà qui ressortent déjà les guitares pour un deuxième album, mature et tout aussi mélodieux, que dissimule un très digipack digne d?une ambiance à la Tim Burton. A l?instar […]

L?année passée, les australo-irlandais de Clann Zú, rééditaient sur le label canadien G7 Welcoming Committee, « Rúa », sans aucun doute l?un des meilleurs albums de l?année. Les voilà qui ressortent déjà les guitares pour un deuxième album, mature et tout aussi mélodieux, que dissimule un très digipack digne d?une ambiance à la Tim Burton.

A l?instar d?un Radiohead, Clann Zú prend le temps de développer ces morceaux, mais plus rageurs les montées en intensité se font ravageuses et ne déplairaient sans doute pas à un Godspeed You! Black Emperor.

L?atmosphère reste mélancolique mais sous une tension toujours perceptible, comme le reflet d?une âme déchirée. Peut-être celle de Declan de Barra dont la voix sait se faire aussi bien douce qu?énergique, jouant toujours avec les aigus notamment sur le sublime One bedroom apartment. Piano et violon viennent conforter cette dualité. Tout comme l’alternance anglais-irlandais qui s?affirme désormais clairement et devient langue de revendication et d?engagement.

Avec « Black coats & bandages », Clann Zú réalise, à nouveau un album, des plus stimulants, qui se savoure sur la longueur, pour profiter au mieux des subtilités qu?il recèle. Intense, intelligent et beau !

Chroniqueur