Everyday Robots


Un album de sorti en chez .

7

Cet album concentre une savoureuse dose de mélancolie et de quiétude, prompte à provoquer l'addiction.

Avec son éternelle dégaine de Mod option rude boy, le très éclectique et prolifique compositeur plane sempiternellement depuis près d’un quart de siècle sur ce que tout le monde tente de faire entrer à grands coups de masse dans le cadre restrictif et stéréotypé de la Brit-pop.

Qu’on se le dise: Brit-pop’s dead.

Mais subsistent les (rares) plus influents vecteurs, les figures de proue de ce mouvement musical limité à une petite portion des 90’s.

A 46 ans, Damon Albarn nous gratifie de son premier album solo, après avoir créé plusieurs formations (Blur, Gorillaz, The Good The Bad and The Queen, Rocket Juice and the Moon), approché le monde de l’opéra avec Dr Dee et Monkey : Journey To The West et composé la bande originale du film adapté du livre pour enfants The Boy In The Oak, écrit par sa soeur cadette Jessica Albarn.

« Everyday Robots » s’articule autour de 12 titres doux, souvent mélancoliques, mêlant judicieusement samples et loops électro (typiquement Everyday Robots), plaqués à la perfection sur une instrumentation traditionnelle, guitares exploitées en arpèges (Hostiles, Heavy Seas Of Love), introduisant assez subtilement des accents de Gospel (Mr Tembo, Heavy Seas Of Love), steel-drums (You & Me), instruments à cordes (History Of A Cheating Heart). Le rappel à certaines orchestrations de Gorillaz et TGTBTQ est patente.

Entrecoupé d’interludes (Parakeet, Seven High), « Everyday Robots » met en oeuvre une variété notoire de sonorités et d’ambiances, enjoignant l’auditeur à tendre l’oreille et rester attentif au déroulement de chacun des titres. C’est un album calme, que l’on devine empreint de profondes considérations personnelles, à décorréler de ce que Damon Albarn a su produire par le passé.

Sans en faire des tonnes ni s’imposer comme un must-have, cet album intimiste s’inscrit dans la continuité d’une carrière déjà bien remplie et marque une étape préalable, ce que l’on espère, à d’autres coopérations telles que Damon Albarn sait les provoquer.

Afin de cerner davantage encore l’esprit de « Everyday Robots », Damon Albarn a présenté au Guardian la genèse de chacun des titres, son origine, les conditions et réflexions qui les ont façonnés. La version audio est également disponible sur le compte soundcloud de Damon Albarn et reportée ci-dessous. (Lonely) Press Play.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Everyday Robots
  2. Hostiles
  3. Lonely Press Play
  4. Mr Tembo
  5. Parakeet
  6. The Selfish Giant
  7. You & Me
  8. Hollow Ponds
  9. Seven High
  10. Photographs (You Are Taking Now)
  11. The History Of A Cheating Heart
  12. Heavy Seas Of Love

La disco de Damon Albarn

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