pochette aladin sane

Aladdin Sane


Un album de sorti en chez .

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Ziggy en Amérique, où l'un des meilleurs albums de Bowie.

A l’occasion de la mort de David Bowie, chaque chroniqueur est invité à prendre la plume pour raconter “son” Bowie.
Bowie est entré dans ma vie a plusieurs reprises avant de véritablement s’y installer. Au collège, une copine de classe ne jurait que par lui et j’entends encore Ashes to Ashes ou Let’s Dance dans sa radio. 

Il aura fallu quelques années, et une adolescence bien entamée, pour que le rugueux “Outside” me rappelle à son souvenir et me pousse à reconsidérer la discographie de Bowie. Quelle surprise que de faire le lien entre cet artiste et celui de mes souvenirs de collégienne ! Ainsi, Bowie et moi c’est moins un coup de foudre qu’une fascination qui n’aura cessé d’être et qui continue aujourd’hui encore.

Chroniquer “Aladdin Sane” ne se fait pas sans appréhension. Comment trouver les mots pour raconter cet album mythique à la pochette inoubliable ? Cet éclair rouge qui barre le visage de Bowie reste sa signature visuelle la plus emblématique, à tel point que les néophytes la confondent avec le personnage de Ziggy Stardust, créé et suicidé l’année d’avant.

“Aladdin Sane”, a lad insane (un type malade littéralement) est plus brut que le précédent, l’épopée de Ziggy en Amérique (selon Bowie lui-même) et son désenchantement. Nettement plus rock, “Aladdin Sane doit beaucoup à la guitare de Mick Ronson qui délivre des riffs inoubliables.
Le ton est donné avec Watch That Man titre d’ouverture dont les premiers accords posent le décor : la guitare domine l’ensemble et est soutenue par un piano et saxophone jazzy.
Aladdin Sane est caractérisé par cette ambiance cabaret clown triste si bien illustrée par le titre éponyme, servi en deuxième piste, comme pour aller à l’essentiel.  Dès lors, puisque tout est dit en peu de temps, le reste est moins un bonus qu’une variation dans toutes les nuances possibles.  Bowie s’offre le luxe de reprendre Let’s spend the night together des Rolling Stones aux couleurs d’Aladdin Sane, qu’on préférera désormais à l’originale, trop fade et pas assez rock’n’roll, un comble révélateur de la capacité de Bowie a réinventer sans cesse.

Il a, à l’époque, été reproché à Bowie d’avoir “bâclé” cet album. Ce serait réducteur de croire que, comme l’ensemble de sa discographie, chaque titre n’ait pas été pensé dans les moindres détails. Il suffit d’écouter titre par titre pour s’en convaincre. L’ensemble est fluide, cohérent jusqu’à la fin et le splendide Lady Grinning Soul” qui referme l’album avec l’exact contraire du Watch That Man d’ouverture. L’élégance est pianotée, et la guitare est domptée, pour l’une des chansons les plus classieuses de Bowie.

Pour cet album et pour les 24 autres, pour le plaisir et cette fascination à jamais renouvelés, thank you Sir.

Chargée de relations extérieures
  • Publication 669 vues24 janvier 2016
  • Tags David BowieRCA
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Tracklist

  1. Watch That Man - 2013 Remaster
  2. Aladdin Sane - 2013 Remaster
  3. Drive-In Saturday - 2013 Remaster
  4. Panic in Detroit - 2013 Remaster
  5. Cracked Actor - 2013 Remaster
  6. Time - 2013 Remaster
  7. The Prettiest Star - 2013 Remaster
  8. Let's Spend the Night Together - 2013 Remaster
  9. The Jean Genie - 2013 Remaster
  10. Lady Grinning Soul - 2013 Remaster

La disco de David Bowie