No Shouts No Calls


Un album de sorti en chez .

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Les filles de Brigthon semblent avoir retrouvé l’usage de leurs cordes vocales pour ce nouvel opus. Qui s’en plaindra ? Deux ans après « Axes », Electrelane revient avec « No Shouts No Calls », album lumineux qui devrait occuper une bonne place dans les classements de fin d’année. Difficile de parler de maturité avec Electrelane quand on connaît leurs […]

Les filles de Brigthon semblent avoir retrouvé l’usage de leurs cordes vocales pour ce nouvel opus. Qui s’en plaindra ? Deux ans après « Axes », Electrelane revient avec « No Shouts No Calls », album lumineux qui devrait occuper une bonne place dans les classements de fin d’année.

Difficile de parler de maturité avec Electrelane quand on connaît leurs premières compositions de jeunesse, déjà si brillantes et inspirées. Disons plutôt que ce quatrième album studio est le parfait mélange des trois précédents et des apprentissages du groupe, l’équation parfaite entre écriture ingénieuse, mélodies brillantes, chœurs orgasmiques et claviers cristallins. On retrouve ici tous les artifices qui ont fait la notoriété d’Electrelane : une écriture pop ambitieuse (The Greater Times, To The East), des instrumentaux krautrock explosifs (After The Call, le psyché Five) digne héritage de leurs collaborations passées avec Steve Albini, des envolées lyriques qui n’ont rien à envier à Arcade Fire (Tram 21).

Electrelane concède ici plus d’espace aux chants, un peu absents dans leurs compositions ces dernières années. Judicieuse idée pour se sortir d’une veine expérimentale qui ne fait ps l’unanimité, mais aussi choix irréprochable à l’écoute de la voix de Verity, plus émouvante que jamais et d’une brillance exceptionnelle. Les boucles répétitives ont ici cédé la place à des arrangements harmonieux  et des orchestrations exemplaires (In Berlin). L’album en devient du coup beaucoup plus accessible et devrait séduire un public plus large, par exemple celui de Belle and Sebastian ou de Stereolab.

Un disque pop, poétique et introspectif, bourré d’émotions et de candeur. Sans conteste, le meilleur album du groupe à ce jour.

Chroniqueur

Tracklist

  1. The Greater Times
  2. To The East
  3. After The Call
  4. Tram 21
  5. In Berlin
  6. At Sea
  7. Between The Wolf And The Dog
  8. Saturday
  9. Five
  10. Cut And Run
  11. The Lighthouse

La disco de Electrelane