Lungs


Un album de sorti en chez .

Finalement, seule la mort du roi de la pop aura réussi à entraver l’incroyable succès de Florence Welsh dans les charts anglais. "Lungs", premier album de la jeune anglaise sous le nom de Florence and The Machine, s’est en effet retrouvé de longues semaines, au cours de l’été 2009, à un souffle du Best-of post-mortem […]

Finalement, seule la mort du roi de la pop aura réussi à entraver l’incroyable succès de Florence Welsh dans les charts anglais. "Lungs", premier album de la jeune anglaise sous le nom de Florence and The Machine, s’est en effet retrouvé de longues semaines, au cours de l’été 2009, à un souffle du Best-of post-mortem de MJ. Il a fallu attendre le mois de novembre pour que la France s’intéresse à elle, via une prestation remarquée au festival des Inrocks. Son album n’était pas encore disponible dans les bacs mais la tornade rousse avait marqué les esprits.

Il faut dire que la demoiselle a mis tous les atouts de son côté pour faire de son premier album un succès commercial. Il y a tout d’abord les influences, qui vont de Kate Bush à Bat For Lashes pour le côté mystique, théâtral et new-age. Il y aussi tout un pan de la pop mainstream britannique, de Kate Nash à Lilly Allen, pour ne citer que les plus récentes. Il y a également une pointe de soul à la Adele ou Candi Staton et pas seulement sur la reprise qui lui est consacrée (You’ve Got the Love). Il y a enfin le choix du producteur, ou plutôt des producteurs, puisque sur "Lungs" ils sont au nombre de trois et non des moindres. Nous retrouvons la fine fleur de la production made in UK, à savoir Paul Epworth (Bloc Party, Maxïmo Park…), James Ford (Arctic Monkeys, Klaxons…) et l’ex Pulp Steve Mackey. A eux trois ils ont tenté de façonner le diamant brut qu’est Florence Welsh, ont tenté d’apprivoiser cette voix puissante qui ne demande qu’à s’évader…et on peut dire qu’ils ont plutôt bien réussi leur coup.

"Lungs" repose en effet sur l’organe surpuissant de la demoiselle, le seul instrument dont elle sache jouer selon son propre aveu. Il suffit de jeter une oreille à Rabbit Heart (Raise it Up), Howl ou encore Girl With One Eye pour constater que le produit est conforme à l’emballage. Maousse costaud. Certains argueront, à raison, que la demoiselle en fait trop et que tout ceci aurait mérité un peu moins d’emphase, d’intensité, autant de qualités qui peuvent s’avérer des défauts sur la longueur d’un album. On peut comprendre que cet album en lasse certains à la première, deuxième ou dixième écoute. Les chansons de Florence Welsh reposent en effet sur un mécanisme bien huilé mais répétitif : un début tout en douceur, primesautier (Dogs Days are Over ; I’m Not Calling You a Liar), puis The Machine (son groupe) se met en branle et là c’est parti pour le grand huit avec séries de loopings vocaux et orchestration pharaonique.

Certains auront des haut-le-cœur, d’autres en redemanderont encore, c’est le lot de ce genre de manège musical. Nous, on a déjà nos tickets pour le prochain tour…

Chroniqueur

Tracklist

  1. Dog Days Are Over
  2. Rabbit Heart (Raise It Up)
  3. I'm Not Calling You A Liar
  4. Howl
  5. Kiss With A Fist
  6. Girl With One Eye
  7. Drumming Song
  8. Between Two Lungs
  9. Cosmic Love
  10. My Boy Builds Coffins
  11. Hurricane Drunk
  12. Blinding
  13. You've Got The Love
  14. Swimming
  15. Heavy In Your Arms
  16. Ghosts - Demo
  17. You've Got The Dirtee Love - Live At The Brit Awards / 2010
  18. Dog Days Are Over - Yeasayer Remix
  19. Falling
  20. Are You Hurting The One You Love?