Foals - Holy Fire

Holy Fire


Un album de sorti en chez .

7

Mêlant encore plus les genres, Foals nous a à nouveau offert un très bon album, plus soigné que jamais. Yannis Philippakis semble être à présent la figure de proue du groupe.

Le premier morceau a avoir été présenté au public, Inhaler, surprend à la première écoute. Là où on s’attendait à un retour en force du groupe britannique, ces premières minutes peuvent laisser de marbre. Jusqu’à ce que Yannis Philippakis, le chanteur du groupe, donne tout en hurlant « And I Can’t Get Enough Space ! ». Et là, tout s’éclaircit. Foals est bel et bien de retour. Le morceau se dévoile et fini par devenir addictif. Le groupe se lâche et nous donne envie de partager cette rage avec lui.

Quiconque a déjà vu Foals en concert se retrouvera très rapidement dans « Holy Fire ». Cet album semble avoir été taillé pour la scène, instrument de prédilection des Anglais. Le morceau d’ouverture, intitulé Prelude, en est une belle preuve. En quatre minutes, tout est dit, le décor est planté. Au fil de l’album, les styles se mélangent plus que jamais. Des touches de rock, de grunge, d’électro, de funk, d’ambiant, d’expérimental et évidemment de math-rock, marque de fabrique du groupe, se retrouvent à travers les morceaux en formant un tout harmonieux. “Holy Fire” est un album bien plus rythmé que “Total Life Forever“, le deuxième opus du groupe. Il vous sera d’ailleurs difficile de rester statique à son écoute.

Mais “Holy Fire” est loin de former un ensemble homogène. Etant donné que de nombreux styles sont mélangés, Foals a pu donner libre cours à son imagination. Même My Number, en apparence très simple, accroche dès la première écoute et vous fera vous dandiner sous votre casque. D’autres morceaux s’avèrent plus calmes, comme Bad Habits, Late Night, Stepson et Moon, ces deux derniers bouclant l’album avec douceur. Dans certains morceaux, les instruments se font même discrets pour laisser la place à la voix mélancolique de Yannis Philippakis, placé pour de bon sur le devant de la scène. Providence, quand à elle, surprend par son côté innovant. La voix de Yannis débute la chanson seule, munie d’une importante réverbération pour finalement laisser s’ajouter des guitares à la distorsion puissante.

Cet album est le plus travaillé de la carrière de Foals. Il fait preuve d’une grande sensibilité tout en restant assez évasif et impersonnel au niveau des paroles. Les sons sont nombreux. Ils se superposent, se mêlent et se démêlent à la manière d’une symphonie. Chaque écoute permet de percevoir de nouveaux éléments, et c’est ce qui fait sa richesse. Ce qui est certain, c’est que l’attente risque d’être bien longue d’ici le mois de mars pour voir ou revoir le groupe en concert.

Chroniqueur

La disco de Foals