Return the Gift


Un album de sorti en chez .

Au delà de la simple sortie d’un album, la parution de « Return the Gift » est l’occasion de revenir sur Gang Of Four, groupe séminal puisqu?il a bercé dans les années 80 les oreilles encore insouciantes de Franz Ferdinand, Bloc Party ou encore The Rapture, leur inspirant la musique qu?ils produisent aujourd’hui. Au cours […]

Au delà de la simple sortie d’un album, la parution de « Return the Gift » est l’occasion de revenir sur Gang Of Four, groupe séminal puisqu?il a bercé dans les années 80 les oreilles encore insouciantes de Franz Ferdinand, Bloc Party ou encore The Rapture, leur inspirant la musique qu?ils produisent aujourd’hui. Au cours de ces trois dernières années le nom de Gang Of Four est revenu à maintes reprises dans la presse spécialisée. Ce n’est donc pas un hasard si, devant une curiosité grandissante envers le quatuor, Gang Of Four sort aujourd’hui ce double album composé de réenregistrements de « classiques » du groupe et de remixes effectués par la nouvelle génération, aux premiers rangs de laquelle se pressent Ladytron, Yeah Yeah Yeahs, The Others, Hot Hot Heat, The Rakes ou encore The Dandy Warhols.

Petit rappel biographique. Formé en 1977 à Leeds en Angleterre, Gang Of Four se compose de Jon King (chant), Andy Gill (guitare), Dave Allen (basse) et Hugo Burnham (batterie). En 7 ans d’existence post punk revendicative, le groupe signe quatre albums et surtout marque de nombreux artistes, de Kurt Cobain (Nirvana) à Michael Stipe (REM) en passant par Flea (Red Hot Chili Peppers) ou encore Frank Black (Pixies). Une première reformation avait eu lieu en 1991. Une seconde avait suivi en 1995. La troisième date de 2004 et est ponctuée par la sortie de « Return the Gift », une sorte d’auto-tribute.

Ce double album est un bon moyen d’aborder Gang Of Four si l’on a pas encore mis la main sur l’un de ses anciens opus (au quel cas l’intérêt est quelque peu diminué). Le groupe y passe en revue son répertoire en s’attardant plus volontiers sur ses deux premiers albums, « Entertainment » (1979) et « Solid Gold » (1981). Bonne pioche puisqu?il s’agit de ses deux meilleures réalisations. En 14 titres, force est de constater que l’énergie post punk entêtante est toujours au rendez-vous et que le discours n’a pas pris une ride, 25 ans après ! Sur le deuxième disque, Gang Of Four laisse la place aux remixeurs, une curiosité qui fera le bonheur des bars « popeux » sans parvenir à égaler les originaux. On se lève tous pour Gang Of Four !

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