Mirror Mirror


Un album de sorti en chez .

Miroir, mon beau miroir, dis moi quel est le meilleur groupe belge actuel ? A cette question ô combien délicate, tant le plat pays regorge de bonnes formations indés, nombreux citeront sans hésiter le nom de Ghinzu. Ceux qui ont emprunté leur nom à une marque de couteaux japonais ont en effet cassé la baraque […]

Miroir, mon beau miroir, dis moi quel est le meilleur groupe belge actuel ? A cette question ô combien délicate, tant le plat pays regorge de bonnes formations indés, nombreux citeront sans hésiter le nom de Ghinzu. Ceux qui ont emprunté leur nom à une marque de couteaux japonais ont en effet cassé la baraque il y à 5 ans avec leur second album, « Blow », et on attendait avec impatience son successeur afin de situer le réel niveau de la bande à John Stargasm.

Autant vous le dire tout de suite, cette chronique risque de ne pas être très tendre avec le quintet bruxellois, coupable aux yeux de l’amateur de rock indé que je suis de plagier entre autre choses, Muse et les Strokes. La filiation avec le rock grandiloquent et lyrique de Muse se faisait certes déjà sentir sur « Blow » (souvenez-vous de Cockpit Inferno) mais l’ensemble s’avérait suffisamment original pour ne pas que l’on crie à la contrefaçon, ce qui n’est pas le cas de ce « Mirror, Mirror », miroir aux alouettes qui irrite plus qu’il ne séduit.

On l’a dit, Stargasm et ses acolytes cultivent en plus d’une certaine arrogance, plus drôle que méchante, un goût immodéré pour le rock grandiloquent de Muse, que le premier single Cold Love ou plus encore le titre éponyme illustrent à merveille. S’il n’y avait que le bellâtre Bellamy auquel on pense à l’écoute des titres de ce « Mirror, Mirror », on dirait que c’est un moindre mal, mais c’est un vrai labyrinthe de miroirs qui nous est proposé sur la première partie de l’album. Comment peut on à ce point copier les Strokes (Take it Easy), de la mélodie au jeu de guitares si caractéristique, en passant par le chant de Stargasm singeant à merveille Julian Casablancas ? Le procédé paraît tellement grossier qu’on finit par se demander si l’on est pas les témoins d’une blague de potaches.

Il faut attendre pratiquement la moitié de l’album et The Dream Maker pour que l’on retrouve le Ghinzu que l’on avait tant apprécié il y à 4 ans. The End of The World et This War is Silent confirment que l’on tient là le meilleur passage de l’album avant que Je T’attendrai ne vienne doucher notre ardeur et réveiller le fantôme de l’album-gag. La fin de l’album mélange post-rock et électro, avec un Kill the Surfer efficace et un Interstellar Orgy psychédélique à souhait, mais dont on cherche encore la cohérence avec ce que l’on a entendu précédemment ! On se gardera d’enterrer si vite les espoirs placés dans le quintet bruxellois mais on leur souhaite de ne pas en avoir pris pour 7 ans de malheur avec ce qu’il convient d’appeler un album raté.

Chroniqueur
  • Publication 465 vues13 juillet 2009
  • Tags GhinzuBarclay
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Tracklist

  1. Take It Easy - Mustang remix
  2. Mirror Mirror - Jagz Kooner remix
  3. Mirror Mirror - 80 Kidz remix
  4. Cold Love - Mashed Up Paper Klub remix
  5. Cold Love - Catwalk remix
  6. Chocolate

La disco de Ghinzu