Girls - Album

Album


Un album de sorti en chez .

Lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux différentes tendances musicales, on observe généralement les mêmes phénomènes. Il y a tout d’abord la hype, où l’on voit de nombreux blogs musicaux, ainsi que quelques sites comme Pitchfork, dépenser un effort gigantesque en dythirambes pour encenser le premier disque venu. Fort naturellement il y a ensuite le retour de […]

Lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux différentes tendances musicales, on observe généralement les mêmes phénomènes. Il y a tout d’abord la hype, où l’on voit de nombreux blogs musicaux, ainsi que quelques sites comme Pitchfork, dépenser un effort gigantesque en dythirambes pour encenser le premier disque venu. Fort naturellement il y a ensuite le retour de hype, appelé aussi retour du bâton, où de nombreux autres blogs, pas franchement emballés par la hype, usent de toutes les expressions négatives pour disqualifier l’album en question.

Le premier disque de Girls, prénommé "Album", n’a pas échappé à cette singularité, et comme on arrive un peu après tout ça, on en vient à expliquer la troisième partie de ce phénomène : l’équilibrage des propos. Car oui, le premier album de Girls n’est ni le chef d’œuvre adulé dans un premier temps, ni la catastrophe descendue ensuite, mais bel et bien un bon petit disque, avec d’excellents passages et d’autres plus anecdotiques. Christopher Owens a écrit et composé les titres de ce premier album et visiblement il en avait gros sur la patate tant les textes sonnent comme un hymne à l’auto-dépréciation. Produit par Chet Jr White, cette musique procure un sentiment partagé, entre textes sombres et mélodies plutôt ensoleillées.

Au rayon des bonnes choses, il y a tout d’abord la balade très pop Laura, qui fera vite déchanter avec son texte déclamant les aléas d’une rupture, mention spéciale pour le « You’ve been a bitch, I’ve been an ass » qui arrive là sans trop prévenir, et surprend par sa crudité. Ghost Mouth reprend peu ou prou le motif de batterie spectorien ultra-connu de Be my Baby, réutilisé aussi par Jesus And Mary Chain sur Just Like Honey. Ici le morceau reste sur une tonalité pop sixties, légèrement surf, tandis que Christopher Owens continue de déclamer tristement ses complaintes, tel un Elvis Costello de la Génération Y. Lust For Life, premier single lancé par le groupe, fonctionne plutôt bien avec sa guitare nerveuse qui imite plutôt bien celle de David Byrne, tandis que les lignes de basse rebondies et les chœurs naïfs confirment bien l’option  surf & bubblegum pour les compositions. L’excellent slow triste Hellhole Ratrace connaît une embardée shoegaze après avoir démarré tranquillement autour d’une guitare acoustique. Voilà pour les grands moments, le reste est plus dispensable …

On notera qu’avec God Damned, Girls tente une incursion dans le folk-blues, et Big Bad Mean Motherfucker se frotte au grand grand méchant Rock’n Roll. Autant de styles musicaux abordés par Girls de façon maladroite mais touchante, qui font que l’on se demande bien quelle pourra être la suite de cet "Album". Une fois ces problèmes de dépression réglés, on imagine bien Christopher Owens se réincarner en crooner langoureux, à moins qu’il ne choisisse l’option Brian Wilson …

Chroniqueur
  • Publication 196 vues23 novembre 2009
  • Tags GirlsPIAS
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Tracklist

  1. Lion Heart
  2. You Think
  3. PARTY
  4. 어떤 오후 One Afternoon
  5. Show Girls
  6. Fire Alarm
  7. Talk Talk
  8. Green Light
  9. Paradise
  10. Check
  11. Sign
  12. 예감 Bump It

La disco de Girls