Lesson No.1


Un album de sorti en chez .

Lesson No.1 est en fait une réedition, agrémentée de bonus, du premier maxi de Glenn Branca, originalement sorti en 1980. Guitariste far de la scène underground new-yorkaise, Glenn Branca s’est vite imposé comme un compositeur hors-pairs, généralement dans un rock relativement minimaliste, et composera jusqu’à douze symphonies pour guitares, certaines d’entre elles ayant même été […]

Lesson No.1 est en fait une réedition, agrémentée de bonus, du premier maxi de Glenn Branca, originalement sorti en 1980.
Guitariste far de la scène underground new-yorkaise, Glenn Branca s’est vite imposé comme un compositeur hors-pairs, généralement dans un rock relativement minimaliste, et composera jusqu’à douze symphonies pour guitares, certaines d’entre elles ayant même été jouées par des orchestres symphoniques.

« Classique » ne serait en tous cas vraiment pas le meilleur terme pour definir la musique de Glenn Branca. Celle-ci joue bien souvent sur des superpositions de couches de guitares (« Lesson No.1 For Electric Guitar » en comporte trois, « Bad Smells » cinq !!!), le tout posé sur une base rythmique rock. Le premier morceau de ce disque installe, sur ce modèle, une atmosphère relativement hypnotique, et l’on comprends vite pourquoi Glenn Branca est considéré comme une influence majeure de Sonic Youth -que l’on retrouve d’ailleurs plus tard sur ce disque-…

Un titre comme « Dissonance » a de quoi intimider… pourtant, ce morceau me fait fortement penser à de nombreuxc passages de « Confusion Is Sex » des sus-cités new yorkais… ici Sledgehammer et Clavier affrontent la guitare de Branca dans un morceau intense, ressenti et légèrement diabolique, pour venir mourir sous les coups de batterie après douze minutes de bataille.

« Bad Smells » est un morceau inédit rajouté ici pour l’occasion. Il fut enregistré lors des sessions d' »Ascension », deux ans plus tard, en la compagnie d’entre autres Lee Ranaldo et Thurston Moore. Long, dynamique, instrumental et répétitif (dans le bon sens du terme bien sur, les musiciens sachant subtilement ici faire évoluer la piece au fil du morceau dont les différentes parties sont complémentaires), « Bad Smells » sent bon le rock cru et sans fioritures.
Notons la présence en bonus de la « Symphony No. 5 » de Glenn Branca…

Ce qu’il y a de plus éttonant à propos de ce disque de qualité, c’est le fait qu’il n’ait pas pris une ride après une vingtaine d’années…ce qui, quoi qu’on en dise, force le respect : les racines de la musique de Sonic Youth et d’une partie de la scène post-rock sont ici. Un petit détour du coté de Glenn Branca s’impose…

Jul
Chroniqueur

La disco de Glenn Branca