Bodies and minds


Un album de sorti en chez .

Ce disque est déjà un vieux pote. Le genre de type fidèle, un peu effacé, aussi discret que humble, mais que l’on retrouve régulièrement avec le même plaisir pour bavarder paisiblement. Il ne va pas nous sortir de grandes vérités, ni parler avec exaltations et emportement mais discuter calmement et nous émouvoir pour sa justesse […]

Ce disque est déjà un vieux pote. Le genre de type fidèle, un peu effacé, aussi discret que humble, mais que l’on retrouve régulièrement avec le même plaisir pour bavarder paisiblement. Il ne va pas nous sortir de grandes vérités, ni parler avec exaltations et emportement mais discuter calmement et nous émouvoir pour sa justesse et la douceur de sa voix. Great Lake Swimmers est cet ami. Il passe nous voir pour la deuxième fois depuis notre première rencontre. Avec le même plaisir.

La folk music ne souffre pas du temps ou des effets de modes. Tout tient dans la sincérité de son compositeur et, donc, dans la qualité des compositions. Great Lake Swimmers, forcement hébergé sur le label Fargo, possède une écriture tout en caresse, fluide et mélancolique. La voix possède un timbre apaisé et délié parfaitement captivant. l’instrumentation rappelle le « Harvest Moon » du Neil Young des années 90, à la fois riche et subtile, composée de toute la panoplie caractéristique de cette musique très ancrée dans l’Amérique rurale : violon, pedal steel, banjo et, évidemment, une ample guitare acoustique mais pour un résultat sans emphase excessive. Le disque culmine avec un vrai moment de grâce fragile, le magnifique I saw you in the wild.

« Bodies and Minds » fait suite, en un sens, au « Winged Life » de Shearwater paru l’année dernière. Même coté aérien, même notion de l’espace. Cette Amérique là est sublime.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Song for the Angels
  2. Let's Trade Skins
  3. When It Flows
  4. Various Stages
  5. Bodies and Minds
  6. To Leave It Behind
  7. Falling into the Sky
  8. Imaginary Bars
  9. I Saw You in the Wild
  10. I Could Be Nothing
  11. Long into the Evening