55:12


Un album de sorti en chez .

Gregor Samsa s?était fait remarquer il y a maintenant deux ans, suite à la sortie de leur E.P. « 27 :36 » chez les luxembourgeois d’Own Records. La maîtrise dont avait fait preuve la formation sur ce disque était des plus envoûtantes, au fil de trois longs morceaux, entre post rock épique, indie rock et […]

Gregor Samsa s?était fait remarquer il y a maintenant deux ans, suite à la sortie de leur E.P. « 27 :36 » chez les luxembourgeois d’Own Records. La maîtrise dont avait fait preuve la formation sur ce disque était des plus envoûtantes, au fil de trois longs morceaux, entre post rock épique, indie rock et shoegazing. Après la sortie d’un split 12 pouces avec Red Sparowes l’année dernière, les voilà enfin prêts à se livrer sur une durée plus longue avec ce « 55 :12 », toujours chez Own Records pour l’Europe.

l’élégance et la mesure sont toujours au rendez vous sur ce disque, qui, s?il s?est légèrement fait attendre, n’en est pas moins abouti : nous sommes ici au point de croisement entre indie rock, post rock et ambiant, chaque composante étant parfaitement calibrée pour que songwriting, énergie et apesanteur se dégagent tour à tour, de manière très pertinente et cohérente, de l’ensemble.

Après l’introduction subtile que constitue Makeshift Shelters, Even Numbers lorgne rapidement vers un post-rock inspiré de Godspeed You ! Black Emperor, ou encore Mono ; la différence avec ces formations est qu?ici la montée sert de support à une véritable chanson. Si on retrouve des signes d’un lyrisme commun aux japonais dans ce disque, celui-ci y est savamment intégré dans une structure narrative? une chanson qui se développera jusqu?à retrouver sa fougue initiale, enrichie des six minutes venant de s?écouler.

Le point fort de Gregor Samsa est sa subtilité : des chansons touchantes soutenues par une instrumentation méticuleuse et feutrée, et surtout, un duo de voix masculine et féminine réellement attachant.

Une ambiance slow-core se développe lentement, une voix se pose, puis l’autre. Le calme se fait, avant qu?une splendide mélodie n’apparaisse, toutes cordes dehors : Young and Old, est, à l’image de ce disque, un voyage riche en émotions, réalisé avec le plus grand soin.

Ce n’est sans doute pas le disque du siècle, mais on a beau chercher, on ne trouve pas de défauts à « 55 :12 »? un disque que l’on conseillera à tous les amateurs de musique douce, subtile et soignée.

Jul
Chroniqueur

La disco de Gregor Samsa