Argos / Black Hole


Un album de sorti en chez .

Depuis leur dernière démo, chroniquée en ces pages par votre serviteur, nos petits cochons d?Inde parisiens (si si ça existe) se sont remis au travail, et, avec quelques concerts de plus dans les pattes (?), ils remettent le couvert avec une nouvelle livraison, un « single » baptisé « Argos/Black Hole ». Une double face […]

Depuis leur dernière démo, chroniquée en ces pages par votre serviteur, nos petits cochons d?Inde parisiens (si si ça existe) se sont remis au travail, et, avec quelques concerts de plus dans les pattes (?), ils remettent le couvert avec une nouvelle livraison, un « single » baptisé « Argos/Black Hole ».
Une double face A, comme au bon vieux temps des seventies ?
Par ailleurs, on éprouve un sentiment étrange lorsqu?on glisse le CD dans le lecteur et que l?on voit s?afficher « 7 :57 », on se croirait revenu à l?époque désormais lointaine des CD 2 titres? (ah ça existe toujours me souffle-t-on?)
M?enfin, au diable ces considérations démesurément nostalgiques, place au son !

On retrouve ici les ingrédients qui nous avaient fait apprécier le travail des Guinea Pigs sur leur précédent E.P. : des guitares noisy et cradingues à souhait, et un duo basse-batterie où il n?y a pas un poil de gras.
La voix, quant à elle, souffre toujours du même problème, que l?on appelle « le syndrôme du sous-mixage » : est-ce un choix artistique ?
C?est un point à travailler, elle doit en effet trouver son identité, afin de pleinement s?affirmer, et de s?élever au-dessus du magma musical.
Conséquence de ceci : je ne puis vous parler des textes mes amis, car? je ne les comprends pas ! (mais je me fais vieux aussi, je ne puis en effet vous affirmer que ce n’est pas un problème d’ouïe) Dommage?
Mêmes ingrédients donc que sur leur précédent effort, mais le tout est mieux maîtrisé, et bénéficie d?un meilleur son, les chansons et les arrangements sont bruts de pomme et efficaces.
« Argos », le 1er morceau, est accrocheur, avec des harmonies sur le refrain qui fonctionnent bien, « Black Hole » quant à lui, est plus expérimental, presque menaçant. On apprécie le clin d??il aux Pixies à la fin de la chanson !
Ce très court CD est donc un bon témoignage de l?évolution des Guinea Pigs.

Chroniqueur