Assunta


Un album de sorti en chez .

Difficile de cerner Gypsophile… Passer de la pop à la chanson, saupoudrer le tout de bossa de temps à autres… passer de l’anglais au français, et puis se dire que l’autoproduction, au final, il n’y a rien de tel. Le parcours de Gypsophile est bien riche, et l’inspiration, elle, est toujours la. Une chose est […]

Difficile de cerner Gypsophile… Passer de la pop à la chanson, saupoudrer le tout de bossa de temps à autres… passer de l’anglais au français, et puis se dire que l’autoproduction, au final, il n’y a rien de tel. Le parcours de Gypsophile est bien riche, et l’inspiration, elle, est toujours la. Une chose est donc sûre : le projet de Guillaume Belhomme est un projet en lente mais perpétuelle mutation.

Où en est-on avec « Assunta », sixième et dernier album en date…? L’autoproduction, c’est la liberté, et cela s’entend. Une formule qui s’épure au fil des albums, des structures qui se dissolvent, une atmosphère qui s’installe. Choix judicieux pour le visuel de l’album que cette promenade en ballon, promenade vers… ailleurs.

Lancinante, à travers le groove de « Marthe » ou de ces mystérieuses errances teintées de clarinette, la musique de Gypsophile s’impose en douceur, et force l’attention : à travers son écriture et ses paroles, bien entendu, mais aussi de par quelques bricolages sonores ingénieux (Les soulevés, Far, Geneva pour ne citer que ceux-là), et des morceaux généralement courts. Ca passe vite, et « Assunta » est assurément de ces disques qui se découvrent couche par couche, écoute par écoute… on apprécie le travail d’écriture, le son, les arrangements. En ce sens, Gypsophile élargit son champs d’action, et chatouille nos oreilles dans des recoins qu’il n’avait jamais atteint jusqu’alors.

Un disque « humble », qui ne cherche pas à être quoi que ce soit à part lui-même, un disque qui s’écoute comme on peut lire ou consulter un livre. Un livre sans images, mais où un espace leur a été soigneusement réservé… à vous, ensuite, de les y placer : elles seront assurément très jolies.

Jul
Chroniqueur

Tracklist

  1. Ouverture
  2. Les soulevés
  3. Marthe
  4. Ceux qui traînent
  5. Guimard
  6. Tolède
  7. Far, Geneva
  8. Kiffa
  9. Vanderlinden
  10. Entretien des grisailles
  11. Arrivée
  12. Des 3 dunes
  13. La vie intense