Eloquence des fatigués


Un album de sorti en chez .

Le voilà enfin ! Après avoir été enregistre bientôt un an avant sa sortie, le nouvel album de Gypsophile nous arrive donc sur le label français Noise Digger, et c’est tant mieux ! Leur “De loin, les choses” de 2001 nous avait mis en appétit, et c’est avec ce merveilleux successeur que Guillaume Belhomme nous […]

Le voilà enfin ! Après avoir été enregistre bientôt un an avant sa sortie, le nouvel album de Gypsophile nous arrive donc sur le label français Noise Digger, et c’est tant mieux ! Leur “De loin, les choses” de 2001 nous avait mis en appétit, et c’est avec ce merveilleux successeur que Guillaume Belhomme nous revient à présent.
“Eloquence des fatigués” s’inscrit clairement dans la continuité. On y retrouve les belles compositions à base de guitare acoustiques de Guillaume, avec toujours cette petite influence bossa qui donne une forte identité à Gypsophile. Des voix féminines y font également quelques incursions. Gypsophile ne mise cependant pas tout sur l’écriture ; les points forts de ce disque ce trouvent également au niveau de la production et de l’orchestration. En effet, saxophone, violoncelle et piano viennent régulièrement étoffer le songwriting de Guillaume, permettant à ce dernier de prendre toute sa dimension. Les rythmiques sont aussi d’excellente qualité : aussi variées qu’inattendues (on frôle le beat hip-hop sur “Elle est passée”, la touche electro est manifeste sur celle de “Pour eux, plus tard”. La ligne de basse de “Les logos effacés” est quant à elle purement diabolique), elles savent toutefois se faire discrètes sur certains morceaux, faisant la part belles aux mélodies.
Je ne saurais trop vous conseiller cet album, preuve irréfutable que subsiste une chanson française de qualité, très proche de la scène indé. Gypsophile évolue constamment, et ce pour le meilleur…

Chroniqueur