Hoboken_Division-The_Mesmerizing_Mix_Up_Of_The_Diligent_John_Henry

The Mesmerizing Mix Up of The Diligent John Henry


Un album de sorti en chez .

6

Un touche de tribal en plus, Hoboken Division épaissit son blues froid.

Hoboken Division se rappelle à nous après le remarqué “Arts & Crafts“. Très axés sur un blues direct DIY à forte tendance garage, rappelant fortement le début des Kills, le duo a mué en trio. Exit la boîte à rythmes, les percussions sont désormais incarnées par un batteur en chair et en os, et cela, paradoxalement, change tout et rien à la fois.

De fait, ce qui frappe à la première écoute de ce nouvel opus tient à la similitude avec son prédécesseur, voix, cordes, tout y est et dans la même approche. On sort même de cette première expérience avec un arrière goût assez désagréable de l’ordre du “qu’est-ce qu’apporte vraiment ce nouvel album?”, un peu comme un épisode en trop dans la saison d’une série. Mais dans le même temps on sent également que l’on est passés à côté de quelque chose, comme un sentiment impalpable qui s’est immiscé en nous sans aucune perception claire. On replonge donc !

Et bien nous en prend ! Voilà, c’est à cette seconde phase que l’on note tout l’impact des percussions… Thibaut Czmil va clairement animer, corser le propos et surtout donner une âme un peu plus “humaine” au son du groupe. So The Guy Was Walking, ouvre l’album sur un riff blues lourd et plaqué et une voix lancinante, rien de neuf, concernant le groupe, mais on sent dès ce premier titre ce que la batterie va apporter, un gain de profondeur et de variations. L’influence si légère soit-elle sur ce premier titre préfigure d’un impact, qui sera bien plus fort par la suite. Alors, 436 Project Street nous présente une composition déjà bien plus complexifiée, plusieurs couches de cordes, un chant moins stéréotypé s’articulant pour le coup clairement sur la batterie et ses changements rythmiques. Nous gardons une préférence pour Boiling Up, pour une fois un bon choix de single (dicté par autre chose qu’un appât du gain). Un riff sous tension, pour rythmer l’affaire, des montées en puissances, un chant sur le fil du rasoir et une batterie au diapason, avec cela, ce titre est certainement le plus homogène du disque, ce genre de titre où l’on sent que tous les membres jouent une même partition. D’aucuns s’émouvront d’une rythmique égale sur l’ensemble du morceau mais c’est justement dans cette capacité à maintenir la tension permanente, sens en faire trop, que le groupe donne à leur production un caractère particulier. Dans l’ensemble, l’album est efficace et très agréable à écouter, fun, direct et appliqué, avec des bien jolies trouvailles sonores, l’arpège rock de Cold Water en est un bon exemple.

Voilà donc un second album qui ne révolutionne rien, soit, mais qui, vulgairement, “fait le taf” et plutôt très bien, un peu plus rock et moins garage. Il semble que le groupe tâtonne peut-être un peu, mais se faisant ne perd aucunement ce qui nous a fait nous intéresser à eux.

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