The Shallows


Un album de sorti en chez .

7

A leurs débuts, les Anglais d’I Like Trains avaient usé de différents artifices, principalement scéniques (tenues de cheminots et projections de vidéos) mais également orthographiques (le nom du groupe s’écrivait alors iLiKETRAiNS), afin de parvenir à nous attirer dans les filets de leur post-rock dépressif (la plupart de leurs chansons évoquaient des destins tragiques). Il […]

A leurs débuts, les Anglais d’I Like Trains avaient usé de différents artifices, principalement scéniques (tenues de cheminots et projections de vidéos) mais également orthographiques (le nom du groupe s’écrivait alors iLiKETRAiNS), afin de parvenir à nous attirer dans les filets de leur post-rock dépressif (la plupart de leurs chansons évoquaient des destins tragiques). Il y a deux ans, le groupe de Leeds avait surpris en prenant un virage plus « pop » (comprendre moins sombre) mais à l’écoute de « The Shallows », leur quatrième album, on comprend mieux que ce n’était qu’une étape, une transition.

Sans parler de « virage électro », comme ce fut le cas pour leurs compatriotes de 65daysofstatic, on peut cependant constater un certain rapprochement avec des sonorités plus synthétiques ainsi qu’un travail sur les guitares et la rythmique afin de donner une tournure plus « catchy » à l’ensemble (Mnemosyne ; We Used Yo Talk). Le résultat est surprenant sans être non plus spectaculaire, ceux qui ont déjà jeté une oreille au travail du groupe de Leeds ne seront pas complètement dépaysés à l’écoute de Water/Sand.

Le parfait compromis est trouvé sur le titre Reykjavik, probablement le plus beau écrit par le groupe anglais depuis ses débuts, entre post-rock dépressif et envolées mélodiques et aériennes. Il symbolise l’ambivalence qui continue d’habiter la musique d’I Like Trains, un groupe qui semble chercher sa voie. Qu’ils se rassurent, avec ce nouvel album, ils sont sur de bons rails.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

La disco de I Like Trains