Interpol - Antics

Antics


Un album de sorti en chez .

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– Ecoute ça, c’est le meilleur album que j’ai acheté depuis Disintegration de The Cure ! – Arrête, on dirait Joy Division ! Voici ce qu’on pouvait entendre en 2002 à la sortie de “Turn on the bright lights” le premier album d’Interpol. Il faut dire que les onze premières chansons sombres et tendues du […]

– Ecoute ça, c’est le meilleur album que j’ai acheté depuis Disintegration de The Cure !
– Arrête, on dirait Joy Division !

Voici ce qu’on pouvait entendre en 2002 à la sortie de “Turn on the bright lights” le premier album d’Interpol. Il faut dire que les onze premières chansons sombres et tendues du quatuor new-yorkais renvoyaient l’auditeur 20 ans en arrière, à l’époque de la cold-wave triomphante des Joy Division, The Smiths et autres Chamelons. L’effet de surprise passé, le deuxième album serait “le Révélateur” (du génie ou de l’imposture) pour ce groupe au look soigné et impeccable. Alors qu?en est-il ?

Après une entrée en matière surprenante (le tempo moyen de Next Exit évoque d’avantage les Stones que la cold wave), “Antics” révèle son contenu surprenant ! La cold-wave tendue du premier opus a laissé la place à un rock plus accessible, brillant et efficace certes, mais sans génie. Hormis l’insidieux Not even Jail et l’imparable Slowhands, véritable « single », aucun morceau ne se détache de cet ensemble homogène et efficace de dix titres qu’est Antics (Interpol : groupe le moins prolifique du monde ?)

Si l’album contient de bons morceaux rock bien ficelés (tels les C’mere, Narc ou Evil, les fans de la première heure auront du mal à reconnaître leur groupe préféré et chercheront en vain les successeurs des enragés Obstacle 1, Stella et autres PDA du premier album. Le langoureux A time to be small, dernier titre de l’album, résume presque à lui tout seul le sentiment qui nous habite à l’écoute d'”Antics” : belles mélodies, riffs tranchants et rythmiques de plomb mais aussi prévisibilité des arrangements et relative paresse dans la composition.

On attendra le troisième album pour se prononcer définitivement sur la place de cet disque dans la discographie d’Interpol? Faiblesse passagère de l’inspiration ? Ouverture vers un rock plus accessible et plus rentable ? Antics suscite davantage de questions que de certitudes.

Chroniqueur
  • Publication 334 vues26 janvier 2005
  • Tags InterpolLabels
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Tracklist

  1. Next Exit
  2. Evil
  3. NARC
  4. Take You On A Cruise
  5. Slow Hands
  6. Not Even Jail
  7. Public Pervert
  8. C’mere
  9. Length Of Love
  10. A Time To Be So Small

La disco de Interpol

Marauder4
40%

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El Pintor5
50%

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Interpol3
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Antics5
50%

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