Turn on the bright lights


Un album de sorti en chez .

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Que dire sur Interpol qui n’ait pas déjà été dit ? Ce groupe a été, comme c’est malheureusement souvent le cas ces derniers temps, un peu rapidement encensé par la presse rock internationale, à l »appui de quelques maigres singles ou concerts. Il serait impossible de faire la liste de ces formations ayant ainsi fait l’objet […]

Que dire sur Interpol qui n’ait pas déjà été dit ? Ce groupe a été, comme c’est malheureusement souvent le cas ces derniers temps, un peu rapidement encensé par la presse rock internationale, à l »appui de quelques maigres singles ou concerts. Il serait impossible de faire la liste de ces formations ayant ainsi fait l’objet d’un véritable phénomène avant même la sortie de leur premier album, tant elle serait longue ! Mais pour une fois ne nous fâchons pas contre cette pénible habitude des médias car voici enfin un groupe qui mérite un tel engouement.

De Untitled à Leif Erikson, Turn on the bright lights est un véritable sans faute ! Rythmique oppressante, chant profond et désespéré et guitares puissantes à tendance noisy sont les éléments constitutifs du post-punk d’Interpol. Résultat : une musique poignante pleine de gravité et de frustration, à la fois sophistiquée et immédiate. En effet, difficile de ne pas pas avoir le coeur noué au son des bouleversants Obstacle 2 ou The new. Et comment éviter la sensation d’un certain mal-être à l’écoute de titres aussi déchirants que Obstacle 1, Roland ou Stella ?

Certains grincheux continueront de reprocher aux quatre new-yorkais la présence encombrante de certaines influences : Joy Division évidemment, ou les Smiths sur Say hello to the angels. Mais ils oublieront que la musique d’Interpol sonne plus rock et est plus accessible que celle de ces deux références. De plus elle a aussi été marquée par les deux décennies de rock indé qui ont suivi la mort de Ian Curtis, de Sonic Youth aux Pixies. Si on ajoute à cela un look irrésistible et des concerts efficaces, Interpol est véritablement le « meilleur nouveau groupe au monde de l’année » le plus convaincant. Et le seul, jusqu’à maintenant.

Chroniqueur
  • Publication 560 vues1 octobre 2003
  • Tags InterpolMatador
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Tracklist

  1. Untitled
  2. Obstacle 1
  3. NYC
  4. PDA
  5. Say Hello to the Angels
  6. Hands Away
  7. Obstacle 2
  8. Stella Was a Diver and She Was Always Down
  9. Roland
  10. The New
  11. Leif Erikson
  12. Interlude (B-Side)
  13. Specialist (B-Side)
  14. PDA (First Demo)
  15. Roland (First Demo)
  16. Get The Girls/Song 5 (First Demo)
  17. Precipitate (Second Demo)
  18. Song Seven (Second Demo)
  19. A Time To Be So Small (Second Demo)
  20. Untitled (Third Demo)

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