Early Morning


Un album de sorti en chez .

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Allez, avouons, ça fait déjà un petit bout de temps que les parisiens d’Isaac Delusion font tourner nos platines. Ca avait débuté avec ce premier maxi, "Midnight Sun", sorti début 2012. Et l’année se sera écoulée comme une nuit sans sommeil...

Allez, avouons, ça fait déjà un petit bout de temps que les parisiens d’Isaac Delusion font tourner nos platines. Ca avait débuté avec ce premier maxi, « Midnight Sun », sorti début 2012. Et l’année se sera écoulée comme une nuit sans sommeil, dévoilant le fantastique numéro deux : « Early Morning ».

Comme un road trip qui verrait toute sorte de paysages se succéder, les morceaux d’Isaac Delusion sont autant d’invitations à l’évasion et à la contemplation. Quelque part les romantiques des temps modernes, la légèreté en sus, ils distillent une musique aérienne et lumineuse, empruntant à la nature sa force évocatrice. Il en résulte des ballades poétiques, préludes à une langueur certaine.

Early Morning éveille doucement les sens, prolonge notre rêverie perdue en une constellation de doux gazouillis électroniques. Purple Sky, c’est l’escale faite au milieu de nulle part, à la nuit tombée, quand la chaleur retombe et le silence s’installe, l’effusion du chant demeure l’unique repère. Puis Transistors remotive la troupe, morceau au groove indéniable mordant à pleines dents une ligne de basse des plus accrocheuses… que nous retrouvons aussi sur Supernova. Agrémentée de quelques notes de piano, ce gimmick sonne comme une caresse à la maîtrise rassurante. Enfin, Sand Castle résume vingt minutes de la pop extatique d’Isaac Delusion, morceau sensuel et délicat à la mélodie habile. La bonne parole prêchée (« dream », qu’ils nous disent), nous sortons nous exécuter sur la pointe des pieds.

Chroniqueur

La disco de Isaac Delusion