Pills And Champagne


Un album de sorti en chez .

Il faut bien l?avouer, j?ai un petit faible pour ce quatuor perpignanais. Il y a quand même une bonne raison à cela, c?est la qualité de leur précédent EP auto-produit « Astroboy », subtil mélange de Placebo, Weezer et Pavement, aux compositions bien ficelées et ne manquant pas d?originalité (on se souvient notamment du kazoo […]

Il faut bien l?avouer, j?ai un petit faible pour ce quatuor perpignanais. Il y a quand même une bonne raison à cela, c?est la qualité de leur précédent EP auto-produit « Astroboy », subtil mélange de Placebo, Weezer et Pavement, aux compositions bien ficelées et ne manquant pas d?originalité (on se souvient notamment du kazoo de « Rent me tonight » et des cassures rythmiques de « Electric »). Justine DX continue son petit bonhomme de chemin avec leur « nouvel » (pas tant que ça, il est sorti il y a déjà un an) EP « Pills and champagne », toujours autoproduit mais avec une nouveauté, l?arrivée d?un nouveau musicien qui empoigne tantôt une seconde guitare, tantôt un synthé analogique ce qui enrichit le son de Justine DX. Et c?est d?ailleurs ce qui marque dès le début de l?écoute de ces cinq titres : si le groupe poursuit sur la même voix, il a maintenant un son beaucoup plus compact et dense, fruit d?un travail sûrement beaucoup plus approfondi en studio.
Ce EP débute avec l?excellent « Keeping On » qui constitue sûrement un des meilleurs morceaux écrits par Justine DX. La mélodie est impeccable, accrocheuse et la voix féminine apporte indéniablement un plus non négligeable. Suit ensuite « Pills and champagne » qui, même s?il est de qualité, manque d?originalité car rappelant trop Placebo. Mais qui peut maintenant se targuer d?être totalement original ? Ne leur jetons donc pas la pierre? Justine DX hausse ensuite le ton et le rythme avec le rock?n?roll « Hey hey yeah » qui montre que le synthé analogique n?a absolument pas adouci le son du groupe. Son utilisation est même très judicieuse, Dionysos n?aurait d?ailleurs sûrement pas renier ces sonorités bizarroïdes. L?orientation plus rock de ce EP reste confirmée avec le quatrième morceau « Wash » qui ne fait qu?apporter la confirmation de qualités mélodiques et instrumentales des compositions du groupe. Enfin, petit clin d??il avec la version live de « Astroboy », qui nous prouve que l?apport du synthé analogique (toujours aussi bien utilisé) est un véritable bienfait pour le son de Justine DX. De plus, si Justine DX se débrouille très bien en studio, on a maintenant la preuve que c?est un groupe qu?il faut aussi voir sur scène.
Vous l?aurez compris, ce EP confirme avec brio tout le talent de Justine DX qui mériterait largement de trouver refuge chez un label. C?est tout le mal qu?on peut leur souhaiter !

Chroniqueur

La disco de Justine DX