De retour dans nos criques


Un album de sorti en chez .

On peut dire qu’on l’attendait celui-là… Allez, c’est parti, on met le disque dans la platine : on est en terrain connu, puisque le disque commence par 2 titres qui figurent sur l’E.P. chroniqué en ces pages par votre serviteur. On n’est pas surpris donc, mais ceux qui en sont restés à « Allez » […]

On peut dire qu’on l’attendait celui-là…
Allez, c’est parti, on met le disque dans la platine : on est en terrain connu, puisque le disque commence par 2 titres qui figurent sur l’E.P. chroniqué en ces pages par votre serviteur. On n’est pas surpris donc, mais ceux qui en sont restés à « Allez » (précédent album des 4 de Montluçon qui, de l’aveu même du groupe, était peut-être un poil surproduit) risquent d’être désarçonnés’ Ici Kaolin laisse cracher la distorsion, les guitares sonnent acérées et hargneuses, et la voix est tendue. TRES bonne entrée en matière.

Accalmie avec « Cette roche », qui va crescendo pour finir en apothéose, comme certaines des compositions de l’une des influences majeures de Kaolin : Radiohead.
On repart avec une composition plus légère et enlevée : « C’est la vie ». La cohésion du groupe étonne. Et l’on comprend : dans Kaolin, personne ne joue plus fort que l’autre, c’est la chanson qui prime. La voix, elle aussi, est un instrument à part entière.
Et puis ces quatre-là aiment poser des ambiances, leur musique est visuelle, comme dans « Shalem », longue pièce aux rythmes hypnotiques et au final surprenant, et qui procure un fort sentiment d’apaisement, on a l’impression d’être sous l’eau, on se laisse porter’
« De retour dans nos criques », qui donne son titre à l’album, est une chanson superbe, où il fait bon s’abandonner, et où le sens de la mélodie du groupe donne sa pleine mesure.
Le final de « Vide et silence », quant à lui, rappelle le dernier Sigur Ros, et finalement l’optique et la façon de faire des deux groupes ne sont pas si éloignées que ça : une musique calme en apparence, mais qui peut se faire violence à tout moment…
« Ne dis rien » représente le nouveau « son » Kaolin, ou tout du moins son évolution, et que c’est bon : une chanson faite pour le live ! On en salive d’avance’
« Caraïbes », la dernière plage, est un superbe instrumental (avec coupure au milieu, à la « A day in the life » !), comme Kaolin aiment à en concocter, en orfèvres qu’ils sont.
« De retour dans nos criques » est un disque très mélancolique, ceux qui sont à la recherche de chansons formatées pop-rock feraient mieux de passer leur chemin.

Les Kaolin sont dans leur monde, à la recherche de leur île, celle de la beauté. Nageons à leur côtés.

Chroniqueur
  • Publication 438 vues17 mars 2004
  • Tags KaolinBarclay
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La disco de Kaolin