King_Krule-The_Ooz

The Ooz


Un album de sorti en chez .

8

Retour du nouveau petit génie du trip hop britannique.

L’ancien Zoo Kid, de son vrai nom Archy Marshall, se présente à nous à nouveau sous l’étendard King Krule, après le remarqué “Six Feet Beneath The Moon”. Troisième album sous ce dernier nom, “The Ooz” a débarqué en octobre. L’artiste “surinspiré” à l’éternelle visage d’adolescent britannique nous présente par la même occasion ce qui ressemble à sa plus grande réussite, tant du point de vue de la composition, que de la production ou de la densité des morceaux.

Dès l’introduction de la première piste, on sent l’approche jazzy qui va animer l’opus, une base tout en épure et suavité. Biscuit Time se déroule comme une élégante ballade sombre trimbalée parfois par le flow symptomatique du garçon, très british et cadavérique. Mais notre ami n’est pas du genre à se contenter d’une même approche identifiable sur l’ensemble d’un album. Placés de manière homogène dans la chronologie de l’opus, quatre titres, notamment, viendront donner du relief et une forme de ponctuation à l’ensemble.

The Locomotive, va commencer par nous induire en erreur, semblant suivre le rythme dicté par le premier titre. Mais les premières excitations rythmiques ponctuelles vont commencer à nous titiller l’écoutille et là, on retrouve cette façon singulière que le chanteur à d’hurler ses démons, n’adoptant jamais une même rythmique plus de 30 secondes, diffusant une espèce d’attirance épidermique pour la léthargie malgré une énergie bien là. Emergency  Blimp, sera lui l’argument pop rythmé par lequel l’album sera le plus abordable, tout dans l’efficacité, un réel don britannique quand on pense à leur capacité à produire ce type de compositions inlassablement imparables. Vidual, lui, démarre sur une boîte à rythme effrénée associée à une basse ultra présente, jusqu’à quasiment évoquer la contrebasse joyeuse d’un rockabilly entraînant. Sur ce morceau, un nouveau flow, King Krule se fend d’une diction sous tension permanente s’achevant par des accès de folie, encore une fois singuliers et très addictifs. Half Man Half Shark, dernier titre “rupture” de l’album, sans la voix pourrait évoquer une accointance avec du Arctic Monkeys, avec cette batterie bondissante autour de laquelle le reste des instruments fait plus office de maquillage. Mais, on revient toujours à la même chose, l’artiste module encore une fois son chant, et c’est de nouveau iconoclaste à souhait et pourtant d’une pertinence désarmante. On aurait presque le sentiment qu’il pousse l’instrumental à se déliter vers quelque chose d’anarchique.

L’approche de la présente chronique s’oriente sur ces titres qui “cassent” le cadre mais quelque part, cette logique est assez inhérente au personnage qui semble s’enorgueillir de martyriser la logique de ses compositions par sa maîtrise vocale sans jamais perdre l’élégance. Parler de flegme serait peut-être un peu cliché… Quoiqu’il  en soit, bien qu’on sente ce don anglo-saxon pour la composition pop, King Krule, dans le flow ou l’attitude, par son originalité, mérite réellement que l’on s’arrête sur son cas.

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  • Publication 225 vues13 novembre 2017
  • Tags King KruleTrue Panther Sounds
  • Titres recommandés Biscuit Town Dum Surfer Half Man Half Shark
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Tracklist

  1. Biscuit Town
  2. The Locomotive
  3. Dum Surfer
  4. Slush Puppy
  5. Bermondsey Bosom (Left)
  6. Logos
  7. Sublunary
  8. Lonely Blue
  9. Cadet Limbo
  10. Emergency Blimp
  11. Czech One
  12. (A Slide In) New Drugs
  13. Bermondsey Bosom (Right)
  14. Half Man Half Shark
  15. The Cadet Leaps
  16. The Ooz
  17. La Lune

La disco de King Krule

The Ooz8
80%