Knives and Daggers


Un album de sorti en chez .

Il y a des pays dont les artistes s?exportent assez mal à l’étranger. Le Danemark fait figure de parent pauvre de la Scandinavie par rapport à l’armada suédoise ou la très prolifique et minuscule Islande. Pourtant, là-bas aussi, il existe une scène indé qui n’a pas à rougir,et Kitty Wu fait partie de cette dernière […]

Il y a des pays dont les artistes s?exportent assez mal à l’étranger. Le Danemark fait figure de parent pauvre de la Scandinavie par rapport à l’armada suédoise ou la très prolifique et minuscule Islande. Pourtant, là-bas aussi, il existe une scène indé qui n’a pas à rougir,et Kitty Wu fait partie de cette dernière !

Si dès les premières secondes de Spending Black Time, on pense à Interpol, une idée qui se poursuivra sur quelques autres morceaux, on est pourtant loin d’une pâle copie. En trois albums, les danois ont en effet su s?assurer une personnalité propre. Plus lancinants, comme sur Sinners Will Pay qui les voient se rapprocher d’un Radiohead, ou de Divine Comedy lors de sa « Regeneration » (Give In/Give Up).

Ces chansons accrocheuses traduisent un certain désespoir, et de multiples frustrations. Celles de ceux que la ville consume et dont les ailes disparaissent peu à peu. Tout est alors direct, électrique mais délicat, et reflète ces lumières éphémères qui nous attirent, comme des insectes dans une course perdue…

Produit par Rob Ellis (PJ Harvey, Marianne Faithfull, Scott Walker, etc.), comme leur précédent album, et mixé par Guy Fixen (Laika, My Bloody Valentine), « Knives and Daggers » pourrait leur permettre, espérons-le, d’atteindre enfin une reconnaissance internationale. Croisons les doigts !

Chroniqueur

La disco de Kitty Wu