Parplar


Un album de sorti en chez .

How to Catch a Lizard? Il est, à vrai dire, lorsqu’on y est peu expérimenté, difficile d’attraper un lézard, animal fourbe et peureux qui sait se faufiler rapidement et perdre sa queue lorsque cela devient nécessaire. A défaut d’attraper un lézard, conquête plutôt risquée, on peut faire de la musique. De ce choix draconien, la […]

How to Catch a Lizard? Il est, à vrai dire, lorsqu’on y est peu expérimenté, difficile d’attraper un lézard, animal fourbe et peureux qui sait se faufiler rapidement et perdre sa queue lorsque cela devient nécessaire. A défaut d’attraper un lézard, conquête plutôt risquée, on peut faire de la musique. De ce choix draconien, la charismatique Larkin Grimm en est la représentante. La demoiselle, élevée dans une communauté hippie ( la veinarde !) sur les plateaux appalachiens, et initiée au chamanisme lors de ses nombreux voyages s’y attèle avec verve et passion.

They Were Wrong
donne le ton à cet album, la songwriter semble faire, d’entrée de jeu, un clin d’œil nostalgique au mémorable The End des Doors, trois petites notes assez éloquentes et le tour est joué.
Le jeu continu, s’étale et Larkin Grimm offre aux auditeurs des petites peintures musicales qui sont sûrement la marque de son expérience personnelle. On s’attend à tout de la part de cet album hallucinogène. On se voit bien, à l’écoute de Ride That Cyclone ou de Dominican Run, avancer dans le Far West, persuadés d’être à deux doigts de croiser Jolly Jumper, le fidèle compagnon de Lucky Lucke.
On se voit presque, à l’écoute de Blond And Golden Johns, bouche bée, dans une maison hantée face à ses habitants fantomatiques.

Chose incroyable, Larkin Grimm parvient même, dans Parplar, à mener les petits hommes verts chez les cowboys. Trêve de balivernes, derrière cette ironie, Larkin Grimm dégage également un mysticisme nettement remarquable (Durge). Au profit d’un psychédélisme tribal, elle puise ses inspirations et son instrumentation dans la musique traditionnelle : montagnes Appalachiennes (How to catch a lizard) , Amérique profonde ( Fall on your knees) , Asie ( Mina Minou).

Larkin Grimm nous parle, nous propose des visions poétiques et des ambiances fantasmagoriques qui font leur petit effet: sourire, angoisse, sérénité (Be My Host).  Les consonances avec "La maison de mon rêve" de Coco Rosie ou "Medùlla" de Bjork que l’on pouvait remarquer dans "Harpoon", son premier album, s’éloigne aujourd’hui et laisse place à une folk atypique. LarkinGrimm avance, comme le lézard, d’un pas décidé, elle se promène, et on la suit très volontiers dans son road trip psychédélique.

Chroniqueur

La disco de Larkin Grimm