The Freedom Spark


Un album de sorti en chez .

Larrikin Love est mort. Une semaine après la tardive sortie française de leur album "The Freedom Spark", le groupe s’est séparé. Une mauvaise nouvelle pour les fans français qui ne pourront jamais voir le groupe à l’œuvre sur scène, leurs seuls passages dans nos contrées s’étant soldés par une sympathique et microscopique session acoustique dans […]

Larrikin Love est mort. Une semaine après la tardive sortie française de leur album "The Freedom Spark", le groupe s’est séparé. Une mauvaise nouvelle pour les fans français qui ne pourront jamais voir le groupe à l’œuvre sur scène, leurs seuls passages dans nos contrées s’étant soldés par une sympathique et microscopique session acoustique dans un bar bien connu de la capitale et une maigre première partie pour les Babyshambles. Autant dire pas grand chose. Pourtant, avec ce premier album, le groupe était bien parti et aurait sans doute mérité un succès plus important.

Armé d’une grosse poignée de singles plutôt réjouissants, entre indie rock londonien post-Libertines et influences irlandaises marquées, l’album proposait une alternative agréable aux revivals post-punk ou sixties très en vogue. Plus enfants terribles des jardinets du grand Londres que poseurs branchés de Shoreditch, le groupe avait un sérieux atout dans sa poche en la personne d’Edward, chanteur espiègle et vif, doté d’une plume aigre-douce, ondulant entre acidité et naïveté. "The Freedom Spark" ne reposait pas uniquement sur le charisme de son géniteur mais regorgeait de petites trouvailles musicales rafraichissantes. Un violon par ici, une rythmique violente et compressée par là, de petits détails marquants de compositions bien plus sophistiquées qu’elles n’en avaient l’air tout en gardant leur efficacité pop.

Evidemment, le disque n’était pas exempt de défauts, à commencer par quelques passages un peu fade et la voix sonnant parfois comme un pastiche des Libertines. Mais "The Freedom Spark" était et reste un disque enthousiaste, spontané presque innocent, une qualité finalement très rare dans ces milliards de petits groupes anglais déjà rompus aux rouages désabusés de cette machine gourmande qu’on appelle l’industrie de la musique.

Chroniqueur

La disco de Larrikin Love