Letting Up Despite Great Faults


Un album de sorti en chez .

Ce n’est pas votre serviteur qui va se plaindre du retour en force du shoegaze et de la dream pop chez nos amis anglo-saxons, bien que, comme tout revival, celui-ci n’apporte pas grand chose au genre. S’il ne fait que répéter ce qui a déjà été fait avant, il n’en reste pas moins intéressant pour […]

Ce n’est pas votre serviteur qui va se plaindre du retour en force du shoegaze et de la dream pop chez nos amis anglo-saxons, bien que, comme tout revival, celui-ci n’apporte pas grand chose au genre. S’il ne fait que répéter ce qui a déjà été fait avant, il n’en reste pas moins intéressant pour les nostalgiques de cette époque ou pour les quelques nouveaux adeptes qu’il arrive à attirer dans ses filets mélodiques. Parmi les très bonnes surprises de cette fin d’année, forcément calme en terme de sorties d’albums, on citera volontiers le groupe californien Letting Up Despite Great Faults, dont le patronyme rend hommage à un titre de Blonde Readhead sur “Melody Of Certain Damaged Lemons“.

A l’instar de leurs compatriotes de The Pains of Being Pure at Heart, ces jeunes Américains ont dû être élevé au biberon Sarah Records, ce label anglais emblématique des 90’s, garant d’une certaine idée de la pop naïve (twee pop). A l’écoute des 9 titres de leur premier album, on pense irrémédiablement aux groupes de l’écurie Sarah Records (The Field Mice en tête) pour tout le côté pop romantique qui se dégage de leurs morceaux. A cela les Californiens y ajoutent une pincée d’electronica, qui n’est pas sans rappeler The Postal Service, le projet de Ben Gibbard et Jimmy Tamborello. Le meilleur exemple de ce délicieux mélange est donné par le single In Steps ou le nom moins réussi Folding Under Stories Told, les deux premiers titres de l’album.

The Colors Aren’t You or Me remet, lui, au goût du jour la dream pop et le shoegazing pratiqués notamment par les anglais de Slowdive, avec ces guitares et ces chœurs gorgés d’effets. Si certains titres comme So Fast : You et Photograph Shakes jouent à fond la carte electronica, “Letting up Despite Great Faults” n’en reste pas moins une véritable déclaration d’amour à ces styles musicaux qui ont enveloppé les 90’s d’un voile romantique et vaporeux. L’ensemble manque certainement d’une production digne de ce nom (l’album est autoproduit) mais il n’en reste pas moins une délicieuse friandise de fin d’année.

Chroniqueur

Tracklist

  1. In Steps
  2. Folding Under Stories Told
  3. The Colors Aren't You Or Me
  4. Our Younger Noise
  5. Pause
  6. So Fast: You
  7. Photograph Shakes
  8. Sun Drips
  9. Release

La disco de Letting Up Despite Great Faults